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« Vot’question, j’m'en tamponne ! »
Catégorie: à Plaisir, dans les YvelinesVoilà toute l’élégance et la finesse d’esprit avec lesquelles, Joël Regnault, maire de Plaisir, a répondu, lors du dernier conseil municipal, à la présidente du groupe de gauche qui ne faisait que relayer une question de la population concernant l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile aux Gâtines. Le sujet, il est vrai, est sensible et le bruit court même qu’un de ses adjoints, résident de ce quartier, se serait pris une volée de bois vert de la part de son épouse pour ne pas lui avoir annoncé cette installation qui inquiète toujours —à tort ou à raison— les riverains. Cette réponse appelle deux commentaires : un rappel des faits et une petite leçon sur la trivialité de l’expression.
Pour le premier point, rappelons un peu la chronologie dont JR a omis de nous fournir le détail :
La demande par Orange d’implantation d’une antenne a été formulée le 19 mars 2008 ; elle fut soumise à la commission d’urbanisme, non le 10 novembre comme cela a été dit en conseil, mais le 13. Ce détail a son importance puisque le 10 était la date limite pour que ladite commission formule un avis, passé cette date, l’avis était favorable d’office… la commission ne pouvait donc que l’entériner. D’autant qu’une « commission-antennes » regroupant la préfécture et des élus avait déjà donné un avis favorable —rappelons qu’il s’agit d’un simple avis— La convention avec l’opérateur Orange a été soumise au conseil municipal en décembre 2008 et a donné lieu à un débat au cours duquel M. Lépineux, 1er adjoint, a rappelé que « le cadre réglementaire actuel ne permet pas aux collectivités territoriales de s’opposer aux demandes d’implantation d’antennes de radiotéléphonie mobile » dans la mesure où celles-ci respectent les niveaux d’émission d’ondes électromagnétiques fixés par la loi. L’opposition, par la bouche de Patrick Malivet avait demandé que des vérifications soient effectuées concernant ce point et le Maire avait appelé « les personnes présentes à être vigilantes ». Yveline Darneau, Présidente du groupe de gauche, n’a rien fait d’autre en relayant une question émanant de Plaisirois concernés par cette implantation et qui était ansi formulée :
Les riverains du stade des Gâtines nous ont interpellés car il semblerait que l’installation d’une antenne soit prévue dans l’enceinte de cet équipement.
Nous considérons qu’en l’absence de certitude quant à l’innocuité de ces antennes, le principe de précaution doit prévaloir. La proximité de deux écoles et d’habitations sont particulièrement préoccupants.
Pouvez vous nous informer sur ce dossier ?
Nous savons donc maintenant que Monsieur Regnault « se tamponne » —c’est lui qui le dit— de l’inquiétude de ses concitoyens. Il n’y avait pourtant dans cette question rien de polémique ni d’agressif, chacun en jugera !
Outre le mépris tant des Plaisirois que des élus d’opposition que JR affiche dans sa réponse, je voudrais souligner aussi, et j’en arrive ainsi au deuxième point, la vulgarité de cette expression qui est la forme abrégée de « je m’en tamponne le coquillard », synonyme de « je m’en bats l’œil » et qui signifie, en gros « je m’en tape le derrière par terre », avec cette différence assez triviale que si « l’œil » désigne de façon imagée un orifice naturel du corps humain, il en est de même pour le « coquillard »: on disait la « coquille » au XVIème siècle, et c’était le sexe de la femme ! Bref, JR reste en dessous de la ceinture. Cela ne peut surprendre personne.
N’osons pas imaginer l’hypothèse où Douillet lui céderait sa place à l’assemblée dont il pourrait honorer les membres de ses patacaisses habituels, de sa trivialité et de sa syntaxe approximative !
JPR




