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M. Rampolla ose tout !

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Norbert Rampolla, auteur de la tribune parue dans l'essentiel de décembre

La droite municipale, nous avons déjà dénoncé cela, se comporte avec une arrogance indigne et un manque total de respect républicain vis-à-vis des élus de gauche — une gauche, rappelons-le quand même, qui a été majoritaire dans la ville lors de la récente législative partielle…  Allons-nous nous plaindre, nous lamenter de ces mauvais traitements ?  Sûrement pas, car cette agressivité est un double révélateur : d’une part du fait que nos prises de position et nos déclarations mettent la majorité municipale en difficulté devant les Plaisirois, et, d’autre part, elle rend évidente la médiocre qualité politique, et même simplement humaine, de nos édiles de droite.  Leurs glapissements sont toujours le précieux indicateur que nous avons touché juste ! Mais si nous ne nous en plaignons donc pas, nous ne nous en réjouissons pas non plus, car de tels comportements sont un abaissement assez abject du débat politique.

Nous en avons avons un nouvel exemple ce mois-ci avec la tribune de M. Rampolla dans l’Essentiel : raccourcis, amalgames, interprétations mensongères de nos attitudes en Conseil, tout l’arsenal de la désinformation des Plaisirois y est concentré !  Force est donc de rétablir la vérité, même si des propos aussi indigents ne méritent que le mépris.  Examinons donc point par point ses allégations :

Première contre-vérité : «Un Jour ils [= les élus de gauche] demandent plus de social et de logement social, le lendemain en conseil municipal ils refusent de voler les 20 % de logements sociaux pour les Plaisirois souhaités par notre Maire dans la future ZAC des Peupliers.»  Il va donc falloir rafraîchir la mémoire à éclipse de Norbert Rampolla !  Voici donc comment je suis intervenu lors de ce conseil du mois d’octobre (extraits du compte-rendu officiel) :

Monsieur ROMANI relève que la 2ème délibération de 2006 avait prévu 20 % de logements sociaux et 20 % de logements réservés aux primo-accédants. Il relève que ce demier pourcentage n’est pas repris et souhaite avoir des précisions.

Il demeure par ailleurs sceptique concemant le problème de circulation. Selon l’étude d’impact, une compensation du trafic doit se faire entre la circulation alors générée par la SEPUR et celle qui sera générée par la ZAC. Or, il relève que les heures et les sens de circulation ne sont pas les mêmes. Les camions sortaient beaucoup plus tôt lorsque la société SEPUR était installée. Il redoute que l’affluence sur la rue Alexandre Dumas et à l’angle de la rue Calmette soit importante aux heures de pointe (entre 7 h 30 et 9 h 00), ce qui entraînera une déviation de la circulation par la rue de la Cour des Prés, ainsi que des nuisances de bruit et d’embouteillages notamment.

Alors, oui, la gauche avait demandé -et obtenu- plus de social en 2006, sous la forme de 20% de logements sociaux et 20% de logements accessibles aux primo-accédants, et ces derniers ont disparu de la délibération qui nous a été proposée en 2009 ! Si nous nous sommes abstenus, ce n’est pas comme le donnerait malhonnêtement à comprendre  M. Rampolla parce que nous refuserions de voter des logements sociaux, mais parce que nous refusons de cautionner la réduction de l’envergure sociale du projet qui fait disparaître les facilités d’accès à la propriété, certainement pour faire place à des formules plus juteuses pour les promoteurs !

Ensuite, le président du groupe sarkozyste affirme : « Un Jour ils nous reprochent une politique soit disant [sic et re-sic : orthographe et tournure impropre, on dirait du JR pur jus ! ] « hasardeuse » en matière de gestion de l’emprunt et le lendemain lorsque nous décidons de ne pas contracter d’emprunts en 2009, ils refusent de voler cette décision ». C’est encore un amalgame : nous ne votons pas le budget du fait que le maire et son adjoint aux finances jouent l’avenir des Plaisirois sur des emprunts à risque, ces fameux produits toxiques qui ont été à l’origine de la crise, par conséquent nous nous abstenons aussi lors des décisions modificatives dudit budget que nous avons désapprouvé, comme celle à laquelle M. Rampolla fait allusion.  Au passage, on peut noter qu’un principe de finances publiques veut qu’un budget primitif « honnête et sincère » ne compte guère plus de deux décisions modificatives dans l’année ; à Plaisir, on a pu en dénombrer parfois jusqu’à quatre…

Évidemment, toujours en bon sarkozyste, il n’oublie pas le couplet sécuritaire pour donner à croire que nous n’avons cure de la protection de nos concitoyens : « Un jour ils refusent de voter la mise en place d’une police municipale et le lendemain ils refusent de voter l’acceptation des subventions d’Etat pour financer l’extension de la vidéo-protection au motif qu’ils préféreraient de la police municipale.»  Que d’amalgames !  D’abord, la police municipale existait bien avant l’arrivée de la droite aux affaires municipales, il nous aurait été bien difficile de refuser sa mise en place, et ce que nous contestons, ce n’est pas son existence, mais le rôle uniquement répressif qui lui a été attribué et qui a conduit les jeunes à la baptiser « les cow-boys« . Pour nous, le rôle d’un policier municipal, ce n’est pas de doubler —certainement en moins professionnel— celui de la police nationale dans des missions de maintien de l’ordre public, mais d’être au plus près des citoyens, présents sur le terrain qu’ils connaissent et où ils sont connus pour mieux prévenir les désordres et mieux encadrer les personnes qui pourraient dévier, bref d’être et d’agir au sein de la population…  Mais la droite préfère remplacer la présence humaine par des caméras qui ne font que repousser hors de leur champ ceux dont la conduite peut laisser à désirer et ainsi déplacer insécurité et nuisance.  Selon cette logique, il faudrait en arriver à ce qu’il y ait des caméras dans les moindres recoins de la ville ! Scotland Yard est la police du pays qui au monde a le plus développé la video-surveillance (Euh… pardon, il paraît que maintenant on doit dire « vidéo-protection »: on vous protège, on ne vous flique pas !), Scotland Yard, donc en a dressé le bilan suivant :  »échec complet [utter fiasco] qui n’a pas fait baisser les crimes et délits« . Voilà pourquoi nous contestons les choix sécuritaires et populistes de la majorité municipale et que j’ai voté contre eux.  Mais, ne comptez pas sur la prose approximative de M. Rampolla pour vous éclairer sur ce problème très sérieux…

Enfin, ultime bassesse de ce salmigondis de mensonges et d’amalgames : « un jour ils votent le principe de l’accompagnement de la communauté musulmane dans les fêtes de l’Aïd, histoire peut-être de se donner bonne conscience puisqu’ils ne votent pas les crédits pour cet accompagnement…» Quelle honte !  Dois-je répéter que nous ne votons pas le budget ni ses décisions modificatives, car nous désapprouvons une gestion dangereuse des finances de la ville qui ne fait que créer le risque d’explosion des taux d’emprunt… après la mandature, évidemment, et à charge des successeurs de M. Regnault d’assumer alors les difficultés et à nos enfants de les subir !  À ce jeu mensonger, il est facile de dire que nous sommes contre tout ! A en croire les sous-entendus de M. Rampolla, les élus d’opposition seraient anti-sociaux, incohérents, opposés à la sécurité des Plaisirois et secrètement racistes ! Fort heureusement ce ne sont que là de grosses ficelles de basse propagande et nul n’en sera dupe.

Décidément, M. Rampolla écrit n’importe quoi et ose tout !   Au fait, quelle était déjà la réplique de Michel Audiard à propos de ceux qui osent tout ?

JPR

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