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Regnault II

La salle était trop petite, hier, pour accueillir le public nombreux, les uns venus assister, non sans une certaine suffisance, au triomphe de leur chef de file et les autres pour nous soutenir et montrer que l’opposition ne s’efface pas et reste solidaire dans l’adversité électorale.

Ainsi donc, et sans surprise, Joël Regnault a été élu maire de Plaisir par le conseil municipal réuni pour la première fois de cette nouvelle mandature… Il a obtenu 31 voix face à 7 bulletins blancs et un nul.

Ce “nul”, c’était le mien : j’ai voté Daniel Pers. Et par un curieux paradoxe, ce suffrage plein de sens s’appelle, selon le code électoral un vote “nul”… Car cette expression n’était pas une simple plaisanterie : je voulais d’abord rendre un hommage mérité à l’ami et l’élu communiste auquel je succédais dans cette assemblée et faire entendre encore une fois son nom en ce lieu où ses interventions toujours pertinentes —non sans être empreintes d’une certaine et opportune impertinence—, pleines d’humour, et sans la moindre concession à ceux qui habillaient les réalités à leur façon, avaient souvent jeté l’émoi parmi les élus de droite au point que certains avaient failli une fois en venir aux mains ! Je voulais donc par ce geste saluer l’engagement sans faille et l’action courageuse de mon camarade au cours de la mandature précédente.

Je voulais ensuite répondre à M. Plantadis qui, en tant que doyen de l’assemblée, présidait à l’élection du maire et, fidèle aux convenances, avait, au cours de son allocution, loué le travail du conseil sortant en pointant cependant négativement deux séances où des incidents s’étaient produits. Il s’agissait évidemment de deux conseils où les interventions fortes et justes de Daniel avaient semé le désarroi chez les amis de M. Plantadis…

Et si j’ai voté Daniel Pers, c’est aussi pour dire que son action sera un modèle pour moi dans la mandature à venir.

Et puis, bien sûr, dans le complaisant (en un mot ou deux, au choix) exercice d’autocongratulation auquel s’est livrée la majorité municipale, il a bien fallu que la hargne mesquine et obtuse de la droite triomphante empuantisse l’atmosphère de ses flatuosités verbales : « C’est bien votre problème d’être de gauche avant d’être plaisirois ! » a lâché Joël Regnault à Patrick Malivet.

Ça doit être ce qu’on appelle le coup de pied de l’âne…

JPR

Daniel Pers, à côté de Bernard Hugo, en 1973, l’année où il fut élu 1er adjoint à Plaisir.

Daniel Pers, à côté de Bernard Hugo, en 1973, l’année où il fut élu 1er adjoint à Plaisir.

Daniel Pers s'opposant en 2004 au projet de doublement de la RD30

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