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Allée Maurice Mallet
Catégorie: à Plaisir, dans les YvelinesTrois semaines que je n’ai rien écrit sur ce blog ! Il faut dire qu’après le coup de bourre des élections régionales et « l’affaire de Capital » qui a enflammé le microcosme plaisirois, l’énergie était retombée…
Ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent : publication du rapport du COR sur les retraites, avec immédiatement les sirènes alarmistes des médias de la pensée unique qui se déchaînent, manœuvres de diverses personnalités en vue de l’élection présidentielle, avec la difficulté que pose le système pipolisé à une gauche (la bonne, celle du Front de Gauche) qui a toujours dénoncé la personnalisation de cette échéance, Front de Gauche, qui connaît, par ailleurs —et ce n’est pas sans rapport avec 2012— quelques difficultés internes, dont il faudra assurément parler aussi… Et puis, le 16 avril, il y a eu un conseil municipal à Plaisir, dont je vous livrerai quelques mots aujourd’hui.
C’était le premier conseil où siégeait Agathe Dahan, et dès sa présentation, elle a précisé qu’elle ni les autres membres du groupe n’étaient en quoi que ce soit héritiers des errements passés qu’ils avaient eux aussi condamnés, alors qu’en conséquence, elle souhaitait qu’après 9 ans, le maire se limitât à parler de son propre bilan… Vœux pieux, bien évidemment, car dès la question que posa au sujet des finances Yveline Darneau, Agathe dut comprendre que son espoir d’être entendue par JR était vain…
La question d’Yveline revenait sur un point de celle que Patrick Ginter avait posée lors du conseil précédent, auquel le maire n’avait pas répondu complètement ; en effet, il avait incidemment demandé si les emprunts de la Ville étaient « capés » ou non. JR avait, hélas ! omis de préciser cela. Pour ceux qui, comme moi, sont rebutés par le vocabulaire financier, précisons qu’un « cap » est en quelque sorte une limite imposée aux intérêts d’un emprunt à taux variable. Supposons un prêt à 4 % cap 2, cela signifie qu’en aucun cas lesdits intérêts ne sauraient dépasser 6 % quelle que soit l’évolution des produits sur lesquels il est indexé. Sinon, il n’y a aucune limite au caractère « explosif » des taux. Cela semble donc une précaution élémentaire d’opter pour de tels prêts capés afin de limiter les risques encourus par une collectivité. Mais voilà, les emprunts de la Ville ne sont pas « capés« . Cet aveu de JR fut bien sûr accompagné de la diatribe habituelle contre la gauche, son incapacité à faire des propositions et, inévitablement, de l’imputation de la responsabilité de cette situation à ses prédécesseurs, l’antienne habituelle qui lui tient lieu d’argument-panacée et qu’Agathe espérait ne plus entendre. Précisons quand même que le groupe de gauche est composé des socialistes qui en 2001 se sont opposés à la gestion de l’ancien maire et des Communistes et Verts qui, eux, n’y ont jamais été associés.
Le point N°20 de l’ordre du jour, m’a donné l’occasion de poser une question qui a suscité une vive colère —réelle ou feinte— de notre JR décidément bien tendu et agressif ces derniers temps. Je n’énumérerai pas les noms d’oiseau dont il m’a gratifié : c’était autant d’eau qu’il apportait à mon moulin et qui me donnaient la jubilante confirmation que mes interrogations étaient fondées : vous le savez, les colères de JR sont toujours révélatrices…
De quoi s’agissait-il ? D’une délibération en apparence mineure portant sur la création d’un réseau d’assainissement et d’une servitude sur une parcelle privée. Mon interrogation était toute bête : quand, moi, citoyen lambda, je dois raccorder un terrain au réseau municipal, c’est, bien sûr, à mes frais, j’ai donc naturellement posé la question suivante, qui ne présentait aucun caractère polémique, comme chacun peut en juger :
J’aurais souhaité certaines précisions concernant les nouveaux aménagements prévus par la Ville dans la zone d’activités des Gâtines.
La Ville souhaite prolonger le réseau d’assainissement dans la parcelle BL26, afin de desservir gravitairement la parcelle voisine, nous dit la note de synthèse. De quelle parcelle s’agit-il ? Est-ce la BL70 où doit s’installer l’entrepôt de cars et sa station service, activités particulièrement polluantes ?
Si tel est le cas, ne serait-il pas normal que la création de ce réseau soit à la charge du ou des propriétaires des parcelles concernées lesquels devraient entreprendre eux-mêmes le raccord au réseau de la Ville ? Sinon, quel en serait le coût pour la Collectivité ?
Par ailleurs, l’allée Maurice Mallet qui dessert, en impasse, les parcelles en question est une voie sur domaine privé (parcelles BL 26, 27, 28 et 70), si, dans le cadre de l’aménagement de la zone, elle devait être cédée à la Ville, est-ce que cela ne reviendrait pas pour celle-ci à devoir en assumer les frais d’entretien lesquels pourraient être importants au regard des manœuvres de bus qui s’y effectueront et seront quasiment le seul trafic ? Quelle intérêt aurait la Ville à une telle opération ?
La réaction extrêmement violente de JR prête à croire —sans d’ailleurs répondre précisément aux questions du coût ni du devenir de l’allée Maurice Mallet— qu’il est embarrassé par la publicité faite ainsi à une opération de la Ville sur des terrains privés et au bénéfice de leur(s) propriétaire(s). C’est une réaction de classe, qui montre bien les limites de la transparence de sa gestion : circulez, il n’y a rien à voir.
Pour que chacun comprenne la situation géographique et se fasse une opinion, j’illustre ce billet des relevés cadastraux des parcelles concernées, qui se situent vers le 59 rue Pierre Curie, près d’Intertechnique et de Zodiac. Les parcelles BL26 et 70 sont celles où l’entreprise Hourtoule doit aménager son nouveau dépôt, desservi par les voies Maurice Mallet et Gabriel Voisin, donnant toutes deux dans la rue Pierre Curie.
Salut et fraternité,
JPR







