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Reprise…
Catégorie: Communisme, en France, EuropeRetour au blog après deux mois de silence.
Ce n’est pourtant pas que les sujets aient manqué cet été !  Du traitement indigne réservé aux Roms —salauds d’pauvres !— qui sont désignés à la vindicte publique jusqu’à la déliquescence d’une classe politique en accointance avec la rupinaille et dont les « affaires » mettent en évidence les combines de riches, l’arrogance sociale et la décadence morale, en passant par les contre-réformes antisociales qu’ils veulent imposer, on a été bien servi.  Mais cette mise en lumière est un point important de la situation politique actuelle : elle est la fameuse goutte d’eau qui peut faire déborder le vase, ou plutôt, le dernier épanchement sanieux qui rend manifeste au yeux de tous l’état de pourriture de cette classe sociale.  Car c’est bien de classe sociale qu’il s’agit.  Et par conséquent de lutte des classes.
J’avais commencé, le 4 juillet dernier, ce qui devait être une série de billets sur la bourgeoisie, je compte poursuivre, en essayant de faire des billets réguliers mais  surtout plus courts…
Tenant les principaux leviers des pouvoirs économiques et politiques, capables de développer dans l’ombre des stratégies politiques à très long terme, unis par les mêmes intérêts de classe et bien conscient de leur appartenance à une caste solidaire et discrète, ces grands bourgeois —car ce sont bien de personnes qu’il s’agit— semblent intouchables, pourtant, ils ne tiennent cette puissance que de notre soumission et de nos divisions qu’ils savent entretenir pour assurer leur domination.  Mais nous sommes aujourd’hui à un moment de l’histoire de notre pays où des voiles se déchirent car se conjuguent d’une part la prise de conscience de l’injustice sociale dont sont victimes les plus pauvres avec la haine qui en découle, le sentiment de déclassement des couches moyennes avec les rancÅ“urs que cela induit, et d’autre part la mise sous les feux de l’actualité des privilèges incroyables d’une minorité, chérie et protégée du pouvoir : grave crise sociale, crise politique qui s’annonce et aussi, la fameuse goutte de trop : crise morale.  Ce sont là les ingrédients qui déterminent les grands bouleversement sociaux;  Pour le meilleur ou pour le pire.
Pour que ce soit pour le meilleur, il manque deux ingrédients une véritable perspective à gauche et une union de toutes les forces progressistes.  La première suppose un programme de réappropriation sociale de tous les secteurs-clés de l’économie : déprivatisons — osons le néologisme — et pour cela, bien sûr, il ne peut être question de rester dans les clous des traités européens et la seconde impose d’amplifier la dynamique du Front de Gauche pour écarter l’ensemble de la gauche des compromissions social-démocrates qui nous maintiennent dans l’ornière libérale et à travers l’Europe étranglent le peuple grec sous la houlette de Papandréou et Strauss-Kahn, le peuple espagnol sous celle de Zapatero, ou encore ont conduit la Hongrie au bord du fascisme…
Bon je vais arrêter là pour aujourd’hui : on a dit « faire court » (enfin, on va essayer…) et c’est juste un petit billet d’entrée en matière.  Demain, en principe, je vous parlerai un peu des derniers conseils municipaux.
JPR
Photos de la manifestation du 7 septembre contre la réforme des retraites
Photos du rassemblement du 15 septembre devant l’Assemblée nationale




