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Crise de la gauche…
Catégorie: Communisme, en FranceCrise est assurément un mot dans l’air du temps, employé à tort et à travers, mis à toutes les sauces, celle du capitalisme (à juste titre) ou du logement (non, c’est un mal chronique), celle des valeurs ou de la foi, du pétrole et de l’adolescence… et, aujourd’hui, entre le congrès calamiteux du Parti Socialiste et celui qui ne s’annonce guère mieux du Parti Communiste, on peut parler de crise de la gauche.
Pour employer un mot aussi galvaudé, il faut d’abord revenir quelques instants sur son sens et aller chercher dans son évolution —inconscient sémantique refoulé par l’histoire de nos sociétés— ce qui en fait le vecteur de représentations fortes mais pas toujours transparentes pour celui qui utilise le terme. Ainsi, crise dérive d’une lointaine racine indo-européenne [krei] qui désignait le crible… Quel rapport ? me direz-vous. Eh bien ! le crible est l’outil archaïque qui sert à séparer (Krinein, en grec), à trier ce qu’on garde de ce qu’on jette, bref, la passoire, le tamis qui nous permet d’opérer des choix (Krisis : ce qui sépare). D’ailleurs, ne dit-on pas, par métaphore, passer des idées au crible pour l’opération qui consiste à leur faire subir un examen approfondi en vue d’une décision ? Car la crise, c’est bien ce qui décide, ce qui juge, ce qui tranche et condamne (Kritès, c’est le juge).
Quand, au début du XVIème siècle le mot apparaît dans le français savant, c’est par le biais de la science médicale qui émerge alors, et la crise est cet état décisif dont le malade sort guéri… ou mort. C’est pourquoi, s’il y a bien actuellement une crise du capitalisme (et espérons que la bête crèvera !), le terme est impropre —ou plutôt mystificateur— quand il est employé pour une situation durable, par exemple, pour la déchristianisation du pays et le déclin des vocations (crise morale et religieuse qui n’est pas une phase aiguë et décisive mais une lente évolution de plus de deux siècles), même si l’usage moderne tend à banaliser ces formules pour des situations pérennes.
Quand je parle de crise de la gauche, j’évoque donc ce moment décisif où le tri doit être fait. Et pour en revenir à l’étymologie, le tri s’opère à partir de critères (Kriterion, même racine) et nous oblige à redéfinir ce qui caractérise la gauche, et donc la sépare de la droite. Et c’est bien là que cela devient difficile, quand un Kouchner naguère prétendument socialiste est membre d’un gouvernement bien à droite (et d’une droite dure), que d’anciens ministres de gauche, comme Lang ou Allègre mendient devant la porte de Sarkozy et que la direction du PS ne se divise finalement que sur le degré éventuel d’alliance avec le centre-droit, degré national ou seulement local… Confusion encore aggravée par les prises de position présidentielles sur la régulation du capitalisme qui n’est guère différente sur le fond économique de l’offre idéologique du PS d’une économie sociale de marché et assèche ses propositions… Ajoutons que la social-démocratie européenne accentue encore le flou en gouvernant sans états d’âme avec les conservateurs dans plusieurs pays. Décidément, le crible laisse passer n’importe quoi pourvu que cela se prétende humaniste ou démocrate !
Cette partie de la gauche, modemisée ou soluble dans le sarkozysme, se décompose, elle n’a plus le squelette des fortes convictions et valeurs idéologiques qui l’ont formée et n’en garde, pour l’apparence, que les modalités discursives,mais, dans les faits, soumet son projet réel aux exigences économiques du capitalisme libéral qu’elle revêt pudiquement du nom « d’économie de marché ». Et elle y accole le mot « social » pour faire comme si, devenue invertébrée, elle se rappelait le temps où elle marchait encore debout.
Attention ! Je ne confonds pas cette bouillie idéologique décadente avec l’engagement et les sentiments sincères d’un grand nombre de militants socialistes, ni de l’ensemble du « peuple de gauche », aujourd’hui déçu du spectacle qu’offre celle-ci, et orphelin d’un vrai projet de transformation sociale. Je suis convaincu que sociologiquement la gauche, la vraie, est toujours là, mais l’outil qui permet de la reconnaître n’est plus opérationnel, le crible ne fait plus son ouvrage dans le cadre de l’économie mondialisée qui brouille les repères de classe. Il faut de nouveaux critères, et pour commencer, le plus évident me semble être l’acceptation ou le refus du traité de Lisbonne : c’est là que passe la nouvelle frontière, et les élections européennes seront un test décisif pour la recomposition des forces de progrès.
La fêlure qu’avait créée le référendum de 2005, reste pour moi l’événement structurant de la vie politique nationale. Certes, il n’a pas été structurant à la mesure de notre impatience d’alors de voir se concrétiser une vraie force de changement radical mais le ferment est bien là, et la création du Parti de Gauche en est une manifestation. Le « non » de 2005 a été un fait majeur, quoi qu’en aient pu dire politologues et experts de la pensée conforme, dont tous les dogmes libéraux ont été discrédités, balayés, ridiculisés par la crise actuelle du capitalisme mais qui continuent cependant à pontifier, quitte à dire aujourd’hui le contraire d’hier. Il n’est pas étonnant de voir que la confusion droite-gauche est le fait de ceux qui alors prônaient le « oui » au traité constitutionnel de Giscard…
Voilà donc pour un des deux versants de la crise de la gauche. L’autre versant me tient plus à cœur, car il est de mon côté : c’est la difficulté de rassembler, sur autre chose qu’un refus, la gauche qui n’a pas abdiqué, c’est l’impasse dans laquelle se trouve aujourd’hui le PCF, déchiré entre des orientations contradictoires qui risquent de produire, la semaine prochaine, un congrès aussi grotesque et contre-productif que celui du PS, c’est aussi la stérilisation d’une partie des forces vives dans la voie uniquement protestataire. Je m’étais promis d’aborder ces deux versants de notre crise dans cette note (pour ne pas passer seulement pour un antisocialiste primaire…), mais je vois qu’il est l’heure de me préparer pour aller au congrès départemental du PCF. Ça me donnera la matière d’un prochain billet. En espérant qu’il ne sera pas aussi négatif…
JPR






salut les camarades et les amis du pcf
je me permet de vous faire remarquer l’excellente prestation sur France 3 ce soir de Patrice Bessac porte parole du PCF secrétaire départementale du 75 conseiller régional qui en peu de mots a su montrer un dynamisme que je croyais perdu au pcf
en plus sa jeunesse ses propos convaincants avec des mots actuels, est capable de d’empêcher les jeunes perdus en politique de ne pas voter ou de voter besancenot ou bayrou ou con bendit ou fn
bon je sais personne ne vous a dit qu’il passerait à la tv
dsl
donc perso je suis ravis de savoir que d’excellents jeunes communicateurs existent au pcf (et pas que à la lcr ou au fn mdr)
au niveau départemental nous avons aussi clément ortéga!
je suis comme tout les cocos très inquiet pour le congrès du pcf
car va t’on avoir le courage de désigner secrétaire national quelqu’un avec du panache comme Bessac?
oui je sais faut pas rêver !!! le pcf n’a plus d’audace à ce niveau! (les autres partis en ont plus que nous!!!) et oui on va remettre la vieille garde de ceux qui ont failli avec MGB ( elle est brave et elle s’accroche avec ses grandes oreilles lol ) un LAURENT (le fils de son père, qui a rien compris en oubliant de se raser)
et oui il faut les aider en les accompagnant les petits jeunes!! merci mamie MGB mais surtout ne pas leur laisser toute la place qu’ils méritent quand c’est dans l’intérêt du parti!!
on voit ça à tout les niveaux les anciens veulent toujours avoir raison et le dernier mot par rapport aux plus jeunes (pour ne pas avoir l’impression de vieillir)
je suis en colère
on va encore avoir des trains de retards
que de temps perdu alors qu’on pourrait couper dès ce congrès l’herbe sous le pied de besancenot (candidat que de témoignage)
il va encore falloir se rassurer en se disant que on ne peut pas faire autrement (foutaise)
un directoire de dirigeants on sait que ça ne marche pas
on a peur des jeunes comme bessac quand ils nous prouvent qu’ils sont meilleurs que nous
sans l’audace que je propose on est sur de faire mieux que 1,8% aux européennes mais peut être pas plus que 5%
alors merci à la bouée de sauvetage de melanchon qui lui sait l’ouvrir mais qui n’est pas coco
voilà mon avis
avant le congrès
je me fait pas d’illusion et je vais me coucher avec mes rêves
mais j’aime bien avoir raison
ciao
didier donniou
http://bessac.typepad.fr/
Alain Bocquet : « le communisme est un combat d’avenir »
Le porte-parole des députés PCF, Alain Bocquet, a affirmé jeudi que le communisme était « un combat d’avenir », ajoutant que l’initiative de l’ancien leader du parti Robert Hue de lancer une nouvelle association ne contribuait pas à la clarté du combat.
« La gauche est actuellement très convulsive et ce n’est pas en y ajoutant des pousses nouvelles, de formations et d’associations diverses et variées, qu’on va contribuer à la clarté et à l’unité du combat », a affirmé le député PCF du nord, en marge du 34e congrès du parti à La Défense.
Il faut une « réaffirmation du communisme et du Parti communiste », a-t-il jugé alors que pour l’ancien leader Robert Hue et l’ancien ministre Jean-Claude Gayssot, qui a rejoint son initiative, « le mot leur devient un peu insupportable », a relevé M. Bocquet.
« Que des camarades décident de prendre du champ, c’est leur liberté », a ajouté M. Bocquet en appelant toutefois à « la modestie, à l’humilité ». « Le nombril c’est important, c’est là que commence la vie, mais quand le nombril monte à la tête ça devient souvent un pois chiche ! ».
« Le combat du communisme, on voit aujourd’hui avec la crise du capitalisme, est un combat d’avenir », a ajouté M. Bocquet.
Selon lui, « le communisme a été entaché pas les crimes staliniens » mais « le communisme est né d’abord chez nous, pas au pied de la Muraille de Chine, à Saint-Pétersbourg ou au Palais d’hiver ». Il est né notamment « avec les philosophes des Lumières et avec la Commune de Paris ».
M. Bocquet a estimé que dans le texte de base commune soumise par la direction sortante au Congrès la référence au communisme est « parfois est un peu mollasson ». « J’ai envie de crier : Marx, Engels, réveillez-vous on est devenu un peu mous ! ».
« Il faut mettre la barre suffisamment haute pour changer cette société et la dépasser et avec le concept communiste » à condition de le comprendre « de manière démocratique, moderne, et avec l’apport traditionnel français, on peut aller de l’avant », a-t-il insisté.
« Texte envoyé au forum de l’humanité »
Il y a un manque d’audace à la direction du pcf
Malgré son déclin électif et l’amoindrissement de son audience, M.G Buffet et les militants de base ont le mérite de maintenir l’unité du pcf. C’est un fait.
Choisie au départ par 30% des cotisants, environ dix mille militants ont amendé la base commune dans les congrès départementaux. Les débats sereins l’ont replacé dans
la réalité économique de la crise du capitalisme financier mondialisé.
Un congrès, surtout quand sa préparation dégage des débats longs et fructueux, à un tournant
historique, d’après ses responsables. Il devrait d’une part aboutir à des résolutions partagées pour les actions futures, et d’autre part contribuer au renouvellement clair de sa direction.
Or, il semble qu’il soit improbable qu’il puisse avoir un ou une nouvelle dirigeant(e), à l’issue de ce congrès. Pour de nombreux adhérents, c’est navrant. Trois mois après l’éclatement de cette crise inédite, aucun signe tangible ne vient ressaisir la mobilisation d’une grande majorité d’adhérents, du parti des exploités. C’est un inconcevable.
Et ce n’est pas les turpitudes des « unitaires », ultra minoritaires ou les adieux d’un Robert Hue en déperdition qui peuvent expliquer cette rigidité. Par contre, MGB ménage les
susceptilités, entouré de trois ou quatre plus ou moins jeunes issues des tendances précédentes. Ce n’est pas l’image que se font les milieux populaires d’une direction d’un parti révolutionnaire.
A quand, un dirigeant emblématique, issu du monde du travail, de l’industrie, diplômé, technicien supérieur, rompu au combat syndical ??
Les vétérans sont la mémoire de notre parti, pas les dirigeants de notre avenir !!