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Renvoyé pour une frite !
Catégorie: à Plaisir, dans les Yvelines
Travaillez le dimanche nous serine le gouvernement… Eh bien ! ce dimanche 7 décembre, le personnel du restaurant KFC Plaisir, s’il était bien présent devant l’entreprise de restauration rapide, ne travaillait pas pour autant : soutenu par la CGT, il s’était mis en grève pour manifester contre les conditions de travail : Abus de pouvoir de la direction, manque de respect vis-à-vis du personnel, menaces constantes de licenciement, atteinte à la liberté individuelle par la surveillance vidéo, effectif insuffisant pour le bon fonctionnement de l’entreprise, rémunération incomplète des heures supplémentaires, etc. dénonce le tract pétition que les grévistes faisaient signer aux clients qui se présentaient.
Il faut dire que les pratiques, selon le personnel, étaient plus que douteuses : rétribution d’heures supplémentaires en… bons d’achat d’Auchan ou licenciement d’un employé pour avoir mangé une frite !
Arrivé sur les lieux, le patron M. Kennedy, après avoir en vain appelé la police qui ne put que constater qu’il n’y avait aucun trouble à l’ordre public et que la présence des syndicalistes CGT de l’Union Locale était parfaitement légale, dut se résoudre à négocier et à promettre que les revendications du personnel seraient satisfaites pour que celui-ci accepte de reprendre le travail lundi.
Ainsi, il s’est engagé à respecter la législation du travail et cesser les menaces de licenciement, à rétribuer correctement les heures effectuées, avec leur majoration légale pour les HS, à cesser le vidéosurveillance du personnel, à augmenter les remises faites au personnel sur le prix des repas ainsi que la participation patronale à la Mutuelle, à négocier avec les délégués l’octroi de primes, qui ne soient pas des « primes au mérite » à la tête du client, de même que lui accorder les mets inutilisables pour les clients, de cesser les sanctions abusives et de réintégrer le personnel licencié abusivement…
La seule lecture de cette liste nous révèle l’ampleur et la brutalité des méthodes patronales dans ce type d’entreprise. Bravo au personnel, ainsi qu’à la CGT d’avoir soutenu cette action qui devrait servir d’exemple à tous les employés surexploités de ce secteur où le travail est particulièrement pénible.
Reste maintenant à ce que la direction tienne ses engagements et signe effectivement le protocole d’accord vis-à-vis des employés, prêts, eux, à reprendre leur mouvement le cas échéant.
La section Plaisir-Les Clayes du PCF les assure de son entier soutien.
JPR




OU simplement être viré pour avoir dénoncer sur son pc personnel, ses mauvaises conditions de travail sur le net. Voir l’article paru dans le journal « le Monde » du 13/12/08
Un salarié de l’usine de Cholet (Maine-et-Loire) a ainsi été licencié et un autre mis à pied pour avoir critiqué leurs conditions de travail sur un site Internet, a indiqué, samedi 13 décembre, la CGT, qui a saisi le conseil des Prud’hommes. Le syndicat revendique le droit à la liberté d’expression des salariés alors que Michelin dans sa lettre de licenciement évoque une « obligation de loyauté » envers l’entreprise.
Les faits remontent à mars. « Sur leur ordinateur personnel, chez eux, les deux salariés évoquaient en style direct leurs conditions de travail notamment leur salaire qui ne correspondait pas selon eux au travail fourni », a expliqué Denis Plard, délégué CGT. La personne licenciée affirmait ainsi qu’elle faisait un travail de « bagnard » tandis que l’autre salarié mis à pied trois jours dénonçait des cadences de travail difficiles à tenir et mal rémunérées, a ajouté M. Plard.
« On ne trouve nulle part dans le code du travail le concept d »obligation de loyauté’, Michelin se sert de la crise pour faire peur aux salariés », a dénoncé la CGT qui demandera la réintégration de la personne licenciée ainsi que l’annulation de la mise à pied. Contactée par l’AFP, la direction de l’entreprise n’était pas joignable samedi. L’audience de conciliation est programmée le 6 février au Conseil des Prud’hommes d’Angers.
Pas besoin d’aller jusqu’à Cholet pour assister à ces lamentables pratiques ! L’an dernier, pendant la campagne des municipales un jeune stagiaire a été viré des services informatiques de la mairie de Plaisir parce qu’il s’était permis de mettre un message sur le forum que je tenais alors pour les candidats de gauche. Qu’importait, aux yeux de notre maire et de son équipe, le devenir d’un jeune qui devait valider ce stage pour réussir son BTS : il avait eu le malheur de dénoncer publiquement (mais sous un pseudo trop transparent) les dysfonctionnements du service où il effectuait son stage ! Elle est belle notre démocratie locale…
On peut encore voir les messages en question aux adresses suivantes (pas pour longtemps, l’abonnement arrive à son terme):
http://malivet2008.fr/forum/viewtopic.php?f=7&t=86
http://malivet2008.fr/forum/viewtopic.php?f=5&t=28&st=0&sk=t&sd=a&start=10#p264