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La civilisation de la peur

Comme le titre ne l’indique pas —encore que…— nous parlerons aujourd’hui d’écologie. Si vous avez fait le rapprochement avec le titre, vous commencez déjà à comprendre que je ne vais pas me faire que des amis ni chez les Verts, ni même au Parti de gauche, voire chez les miens…  Je ne nie évidemment pas l’extrême gravité de la situation actuelle, non tant pour la planète dont se gargarisent les boy-scouts du lieu commun et dont je me contrefous en tant que telle, mais pour ses habitants, et d’ailleurs seulement dans la mesure où j’en fait partie. On va donc parler aujourd’hui —dans le cadre du PPP (programme populaire partagé)— d’un point qui fait problème à gauche : le nucléaire.

Et on va commencer par une anecdote, car tout le monde aime ça.  Il y a une dizaine d’années, dans un lac proche de Tchernobyl, des scientifiques venus faire des prélèvements pour mesurer l’impact des radiations sur la faune, découvrirent des carpes dont la taille était beaucoup plus considérable que tout ce qui avait été vu dans la région de mémoire d’homme. Les médias s’emparèrent de l’affaire et on ne parla plus que des monstres de Tchernobyl dont les journalistes se mirent en quête : « Soudain, un vieillard apparaît, une salade dans la main. Il rentre de son potager : « Après la guerre je suis revenu à pieds de Vladivostok, c’est pas leur atome qui va me faire partir ! ». Il a 82 ans, sa femme un peu moins. Ils ont décidé de finir leurs jours ici, la police ferme les yeux. « On m’a opéré de la tyroïde l’an dernier, à part ça tout va bien. Je braconne des carpes dans la rivière. Elles sont énormes, trois fois plus grosses qu’avant l’accident. Ne le dites surtout pas au service de surveillance du poisson !« » (Grands reporters.com).  Et les journalistes de se délecter de ce genre d’information, et d’établir tout de suite une relation de cause à effet, agitant la menace des mutations génétiques dans des prophéties eschatologiques pour l’humanité.  Terrifiants poissons, n’est-ce pas, au sujet desquels personne ne se souvint que les carpes deviennent naturellement énormes (jusqu’à 45 Kg et 1,2 m. de circonférence) quand elles ne sont pas pêchées, ce qui, en 2000, était le cas dans ce lac depuis 1986 !

Mon propos n’est évidemment pas de minimiser la catastrophe de Tchernobyl, mais de souligner que l’approche scientifique d’une problématique ne peut passer par aucun dogmatisme, aucune quête du sensationnel ni aucune peur aveugle.  il faut commencer par questionner méthodiquement les faits. Commençons.  Quel est le péril écologique le plus immédiat pour l’Humanité ? Les gaz à effet de serre ou l’énergie nucléaire ? Ce sont évidemment les gaz, et qui a intérêt —car il y a toujours des intérêts privés en jeu— à détourner d’eux l’attention vers le nucléaire ?  Les pétroliers, peut-être… et aussi tous les producteurs privés d’électricité qui connaissent un retour sur investissement beaucoup plus rapide avec les centrales thermiques. Deux exemples : l’Allemagne et le Danemark qui ont fait le choix du zéro nucléaire sont les deux pays qui produisent le plus de gaz à effet de serre.

Autre question dont la réponse va sûrement surprendre : puisque nous parlons de la sauvegarde de l’humanité, quelles sont les ressources qui, de leur extraction aux conséquences de leur utilisation, tuent le plus ? Numéro 1, le bois, numéro 2, le charbon… et ce sont celles, avec les hydrocarbures, qui ont l’impact carbone le plus élevé !  Voici des données brutes, auxquelles il faut ajouter tout de suite que l’espèce humaine a des besoins énergétiques qui doivent être satisfaits.

Alors que fait-on ? Sortir du nucléaire et accroître l’effet de serre ou opter pour le tout-nucléaire en pensant que les progrès scientifiques permettront de régler la question des déchets ? L’une et l’autre sont des positions dogmatiques, qui relèvent plus de la croyance que de la science.  Les alternatives actuelles à la fois au nucléaire et au thermique n’existent pas réellement et présentent un sérieux défaut : ce sont —solaire ou éolienne— des ressources intermittentes. Sachant que l’électricité ne se stocke pas, que les panneaux photovoltaïques, sans jamais excéder le tiers de leur potentiel, ont le plus faible rendement quand la demande est la plus forte, l’hiver, et que les aérogénérateurs ne fonctionnent pas quand il y a trop ou pas assez de vent comment obtient-on une production régulière de niveau suffisant ? Cela exige de faire appel ponctuellement à d’autres sources délivrant rapidement de l’électricité pour maintenir le niveau du réseau.  Ces sources rapides, il n’y en a que deux : l’hydroélectrique —très écologique— et le thermique (charbon, gaz, hydrocarbures). La première est hélas insuffisante et ce sont paradoxalement les écologistes qui se sont opposés à la construction des quelques barrages qu’on aurait encore pu édifier en France, la seconde est un remède pire que le mal qu’on prétend combattre… L’énergie nucléaire permet une forte et constante production d’électricité mais ne constitue en aucun cas la réponse rapide qu’exigent les déficiences tant de l’éolien que du solaire ; le résultat en est simple : plus on installe d’aérogénérateurs et de panneaux photovoltaïques, plus on doit construire en parallèle des usines thermiques à gaz pour pallier rapidement les pointes de consommation !  De plus, le bilan carbone des panneaux solaires resterait à examiner de près : extraction du silicium en Chine, production industrielle, transport, et bientôt recyclage…

On m’objectera certainement que je ne parle pas de la géothermie.  C’est peut-être une solution vers laquelle il faudrait s’orienter et, à coup sûr qui doit être mise à l’étude et en débat, mais ce n’est en aucun cas la panacée.  D’une part, elle n’est pas dénuée de risques elle aussi (séismes, atteinte des nappes phréatiques, dénoncent certains écologistes), d’autre part, l’Islande, petit pays d’une superficie de 103 000 km2 et avec une population d’environ 320 000 habitants, où la géologie volcanique favorise particulièrement le recours à cette ressource, n’assure grâce à elle que 20% de sa production… C’est peut-être une solution d’avenir, mais il ne faut pas en faire une incantation qui occulte les problèmes immédiats.

Ne rêvons pas, il n’y a pas à court terme de solution visible, et la sortie du nucléaire n’en est surtout pas une. Prétendre le contraire relève davantage du marketing électoral qui surfe sur les peurs que du débat scientifique. Mais c’est vrai que la peur est un instrument efficace de gestion des masses ; contre elle, il n’y a qu’une arme : la connaissance partagée dans le débat démocratique, elle seule permet de saisir toutes les données d’une telle problématique et de faire des choix éclairés et collectifs. Faute d’alternative crédible à court terme, il n’en est pas moins indispensable de travailler à toutes les solutions qui diminuent l’impact de nos besoins énergétiques sur notre écosystème, cela suppose un appareil qui mette en cohérence —et surtout pas en concurrence— tous les éléments dans l’intérêt général ; cet appareil s’appelle le service public.  Alors, là aussi, comme dans le billet précédent, un seul mot : déprivatisons.

Et déprivatisons d’autant plus que c’est aussi la seule façon de réduire notre consommation énergétique : les extasiés du libéralisme, les bons apôtres du « capitalisme vert« , les moralisateurs de la « citoyenneté responsable » et autres foutaises aimeraient ne présenter la problématique que sous l’angle individuel et comportemental (un geste pour sauver la planète), or, ce qu’il faut repenser, c’est nos modes de vie et de consommation au niveau collectif, repenser aussi l’aménagement du territoire, l’organisation des transports, la concentration de la ville (monter !) et rapprocher le logement du lieu de travail, préserver les terres agricoles, bref rien qui ne dépende que d’initiatives individuelles ni surtout qui s’accommode de la concurrence et de la course au profit. Déprivatisons tout ce qui est du ressort de l’intérêt général et n’ayons pas peur de tenir ce discours fortement à un moment de notre histoire où les inégalités explosent du fait de l’accaparement des ressources par l’oligarchie des cannibales.

JPR

8 Commentaires sur

La civilisation de la peur

  • DUBARRY Francis |

    Je croyais que la gauche avait évolué là-dessus. Que ce type d’archaïsmes, de contre-vérités, d’absurdités étaient, au moins, en passe d’être révolu. On croirait lire dans cet article, du Claude Allègre, tant il y a d’erreurs à chaque ligne.
    On est mal barré si la gauche en est encore là…..

  • JPR |

    Salut Francis,
    D’abord je ne parle pas au nom de la gauche mais en mon nom propre —je crois que c’est clairement précisé dès l’introduction ! Je me doutais bien que cela allait susciter des réactions… Je ne demande qu’une chose : un débat clair et démocratique sur toutes ces questions. En guise d’arguments, tu me réponds par des invectives. « Absurdités, contrevérités… » peut-être, mais dis-moi au moins lesquelles et pourquoi il en est ainsi selon toi… En la matière, pour moi, il n’y a pas de dogme, il n’y a que des données brutes : besoins énergétiques à satisfaire et état actuel des ressources possibles, et il est évident qu’il n’y a pas de solution parfaite. Je souhaite avoir tes explications et propositions, non par polémique (je n’ai aucune religion en la mat!ère) mais parce qu’un vrai débat est nécessaire.

  • DUBARRY Francis |

    Tout d’abord c’est bien toi qui te contrefous de la planète comme tu le dis en introduction. Certes pas de ces habitants, bien que je ne vois guère comment ceux-ci pourraient vivre sans notre bonne vieille Terre, à moins que tu ais des projets vers Mars.
    Bref, je te rassure, la Terre pourra continuer à vivre sans nous.
    Contrairement à ce que tu peux penser, les bobos sont pas contre le nucléaire. Même si notre ami commun DCB a pu parfois prendre des positions antinucléaires par opportunisme et carriérisme, il en est revenu et ses nouveaux amis Hulot et YAB ne sont pas antinucléaires, loin s’en faut, d’ailleurs cela leur permet de financer leurs associations.Et comment les bobos pourraient faire fonctionner leurs ipads, ipods, ipuds, ipyds et que sais-je encore dont il est bien reconnu que la possession est indispensable pour rendre un homme heureux.
    Je suis heureux de constater, entre autre, que grâce au nucléaire nous pouvons faire face aux pics de consommation d’électricité en hiver. C’est bien connu que lorsque ce pic approche un technicien vient ouvrir la porte d’une centrale nucléaire arrêtée, et après avoir nettoyé les toiles d’araignée, il appui sur un interrupteur pour la remettre en route. De même les beaux jours revenus, il réappui sur l’interrupteur pour l’arrêter jusqu’au prochain hiver. On se demande pourquoi, alors la France est obligé de remettre en route de vieilles centrales au gaz pour faire face.
    Le nucléaire, c’est simple, sans danger, il suffit d’un interrupteur. Vivement qu’on créé des minis centrales pour mettre dans nos voitures!
    Je m’étonne que tu n’aie pas parler de « L’Indépendance Énergétique de la France » autre grand argument pro-nucléaire.
    Va demander aux populations du Niger qui voient leurs terres détruites et aux mineurs de là-bas qui sont exploités de manière honteuse pour permettre à Areva de fournir nos centrales ce qu’ils en pensent de l’indépendance énergétique de la France.
    D’autant plus que si l’on devait développer le nucléaire au niveau mondial, les ressources en uranium seraient épuisées aussi vite que celles du pétrole. Cela dit cela ne risque pas d’arriver, beaucoup de pays (les idiots) préférant se passer de cette énergie et d’autre part vu les surcoûts et les retards incessants de construction de notre vitrine l’EPR, sans compter ses nombreux défauts de conception, cela fait réfléchir les autres pays.
    Bref, je suis heureux de voir que tu t’enthousiasme pour le capitalisme vert dont le nucléaire pour notre cher gouvernement et les « bobos » est un des piliers.
    Puisque tu cherches des informations sérieuses, deux sites où tu trouveras des dossiers faits par des scientifiques (on se demande où ils ont dû avoir leurs diplômes!):
    http://www.negawatt.org/
    http://www.global-chance.org/index.php

    Cela dit il y en a bien d’autres, mais tu as là de quoi t’occuper pendant de longues semaines à potasser leurs différentes études.
    Je suis de gauche et donc contre une société productiviste, centralisée, hiérarchisée et dominé par le complexe militaro-nucléaire. Car il faudrait parler aussi de ce lien.
    Je préfère que les gens puissent choisir leurs modes de vie, eux-mêmes, en développant la démocratie ce qui ne sera jamais possible avec l’énergie nucléaire. Car cette énergie est un non-sens écologique, certes, mais aussi économique (on pourrait évoquer le coût réel du nucléaire, mais voir les sites ci-dessus), social, sociologique et démocratique.
    Bref c’est un choix profond de société et cette société là je m’y opposerais toujours.

  • JPR |

    Je reprends dans l’ordre les points de ton commentaire :
    Tu t’emportes bien vite ! Quand je dis me contrefoutre de la planète, je dénonce par là l’attitude écolo-la-prâline des moralisateurs à la petite semaine qui imputent les problèmes écologiques aux seuls comportements individuels et qui pour cela mettent en avant « la planète ». Moi ce qui m’intéresse, c’est la vie des gens et comment on répond le moins mal possible à leurs besoins fondamentaux. Sur cette planète évidemment.
    Je ne crois pas avoir où que ce soit dans ce billet parlé de «bobos» ni avoir jamais considéré DCB comme un ami ; je te renvoie au billet que j’avais écrit sur lui il y a quelque temps ( http://contrepoint.org/wordpress/?p=803 )… Je ne vois donc aucune pertinence à ta digression où tu me fais dire ce que je n’ai jamais écrit.
    Tu me fais même dire le contraire de ce que j’ai écrit —ou alors je me suis mal exprimé— quand tu caricatures mon propos ainsi : « C’est bien connu que lorsque ce pic approche un technicien vient ouvrir la porte d’une centrale nucléaire arrêtée, et après avoir nettoyé les toiles d’araignée, il appuie sur un interrupteur pour la remettre en route.» Relis bien ! ce que j’ai écrit, c’est à peu près la même chose que toi : le nucléaire ne peut pas répondre aux pics de consommation, seules le peuvent le thermique et l’hydroéléctrique (si les réserves des barrages sont suffisantes). Le nucléaire assurant une base de 80% de la production, le recours au thermique est beaucoup plus limité qu’avec le solaire ou l’éolien. C’est tout ce que je disais. De deux mots, il faut choisir le moindre, et ce choix ne peut passer que par un débat démocratique et non des invectives dogmatiques !
    Même procédé, que je dirais assez malhonnête : tu fais un développement sur « l’indépendance énergétique de la France » que je n’ai absolument pas évoquée… et tu me présentes implicitement comme un défenseur d’AREVA alors que je conclus sur la nécessaire déprivatisation de ce secteur ! Pire encore, tu ajoutes ironiquement : « Bref, je suis heureux de voir que tu t’enthousiasme pour le capitalisme vert…». Je ne commente évidemment pas une telle déformation de ce que je dis, elle sautera aux yeux de tout le monde. Bref, ton raisonnement se ramène à « si on défend le nucléaire, on défend le capitalisme…», il faudra m’expliquer en quoi…
    Il y a quand même un point que je partage totalement avec toi : je suis moi aussi contre « une société productiviste, centralisée, hiérarchisée et dominé par le complexe militaro-nucléaire.» De même que moi aussi « Je préfère que les gens puissent choisir leurs modes de vie, eux-mêmes », mais dire que cela ne sera « jamais possible avec l’énergie nucléaire » reste à démontrer. C’est effectivement un choix de société (relis ma conclusion), mais il ne peut se faire qu’à travers la connaissance partagée et le débat démocratique, sans que des intérêts privés n’interfèrent. Pour un esprit scientifique, les certitudes relèvent de la foi. Pas de la raison.
    Je regarderai avec intérêt les sites que tu mentionnes, mais l’argument d’autorité n’a jamais rien démontré. Mes sources personnelles (car je n’ai hélas pas la science infuse !) sont dans un colloque que j’ai suivi jeudi dernier au conseil régional de Haute-Normandie et qui était animé par des gens tout aussi diplômés que ceux que tu cites. Et je te rassure, ce n’était pas Claude Allègre, à propos duquel j’ai trouvé insultant ton rapprochement dans le premier commentaire.
    La gauche n’échappera pas à une réflexion collective sur ces questions, qui ne pourront être tranchées que démocratiquement. Le débat public est un des aspects de la démocratie, et sûrement pas les certitudes qu’on assène. Moi je n’en ai pas, c’est bien pourquoi je ne dirai jamais, que je m’opposerai toujours à ceci ou cela. Mais en l’état actuel des choses, une sortie du nucléaire me semble une erreur.
    Salut et fraternité,
    JPR

  • JPR |

    J’ajoute que je souhaiterai connaître aussi tes propositions…

  • DUBARRY Francis |

    C’est sûr que dans la société soviétique où le nucléaire n’était pas privatisé tout cela marchait mieux!
    Les propositions dans le domaine énergétique tu les as sur le site négawatt, elles sont d’ailleurs largement reprises par le parti de gauche.
    C’est toi même qui évoquait le capitalisme vert et donc je constate que tu es pour une des solutions mises en avant par le capitalisme vert: le nucléaire.
    Que le nucléaire est incompatible avec la démocratie est évident car il est incompatible avec une société décentralisée où les décisions se font prêt des gens et cela seules les énergies alternatives le permettent (voir le scénario négawatt).
    Encore une fois c’est un choix de société, de mode de vie. Ce ne sera jamais le mien. Mais toutes les réponses sont sur les sites internet évoqués et donc je suis convaincu que d’ici quelques semaines tu auras été convaincu par les études scientifiques qui y sont mis.

  • JPR |

    Je vois que tu as du mal à te départir de la caricature et je ne pense pas que le débat consiste seulement à envoyer lire ce qui est écrit ailleurs ; sinon il est bien pauvre !
    Dois-je chercher dans la liste des propositions des tenants du « capitalisme vert » toutes celles qui conviennent aux écologistes pour les accuser à leur tour de soutenir cette idée, ce qui me serait assez facile ? Non, pourtant toi, c’est ce que tu fais. Cherche l’erreur…
    Quant à la démocratie, tu en choisis TA définition et la notion d’intérêt collectif (qui transcende tous les particularismes locaux) n’y a guère de place. C’est justement parce que c’est tout un mode de vie à changer que cela ne peut passer que par un véritable débat raisonné qui tienne compte de tous les paramètres, sans angélisme ni incantations.

  • HJ |

    Je suis tout à fait d’accord avec toi Jean-Paul sur le fait qu’il sera excessivement coûteux de compenser, un fonctionnement intermittent des éoliennes par des centrales au gaz ou au fuel, comme cela se fait actuellement.
    Il est clair que les évolutions des moyens de production actuels ne se feront que parce que le privé reprendra les moyens les plus lucratifs (centrales au gaz, éolien, panneaux solaires…) sans se préoccuper de l’instabilité (électrique entre autre) du service rendu, celle-ci restant du ressort du service public qui compensera ces défauts et devra faire intervenir des moyens de production plus cher en heure de pointe.
    Pour ceux qui sont intéressés, je peux leur parler de mon ancien travail : les prévisions de production nécessaires à la consommation française chaque jour, heure par heure en lien avec la météo prévue.

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