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Navrant Bébert !
Catégorie: à Plaisir, dans les YvelinesOn le connaît bien, notre Bébert municipal, sous-maire des Gâtines et roi de ceux qui osent tout : il a l’épithète beaucoup plus rapide que la pensée, et, régulièrement, il nous abreuve d’une jubilatoire rampollade, où, outre la pitoyable image que ses outrances et son style donnent de lui-même, il aligne les plus énormes mensonges. Pour mémoire, le groupe de gauche, selon lui, se serait prononcé contre le logement social, contre la rémunération des agents municipaux, la réfection de la voirie et la crèche (toujours restée au niveau des promesses de campagne), et même le spectacle de Noël offert aux enfants, nous serions également contre la réfection de l’église et le développement culturel, contre les associations et les familles plaisiroises…
Pourquoi ai-je qualifié de « jubilatoire » ces propos de caniveau ? Sûrement pas parce que je me réjouirais de l’indignité d’un élu du suffrage universel : j’en aurais plutôt honte pour les institutions républicaines ! Même pas, non plus, parce que cela me donne l’occasion de montrer à tous le degré de bassesse que nos adversaires peuvent atteindre, non, mais parce que ce cri haineux traduit leur embarras politique face à nos critiques. Faut-il y voir une réponse à l’incurie municipale concernant le Valibout que justement la Présidente de notre groupe dénonce dans ce même numéro du bulletin municipal ? Peut-être… Ou l’écho à nos critiques de l’acquisition de terrains —à des parents du maire— pour six fois l’estimation des Domaines ? Ou notre opposition au choix de JR en matière d’intercommunalité, qui s’est traduite par une action publique du Front de Gauche et les palinodies de la majorité entre la réunion du 1er mars et le dernier conseil municipal du 28 avril, jour où la commission départementale s’est rangée au bon sens et à notre choix ! Et on pourrait aussi parler de notre analyse de la gestion financière de la Ville dont les risques se précisent. Autant de raisons qui expliquent les trépignements ridicules et hargneux de notre Bébert !
Voyons un peu son propos dans cet « Essentiel » du mois de mai :
Quand l’équipe municipale réussit le challenge de ne pas augmenter les impôts pour la 11 ème année consécutive, l’opposition propose elle de les augmenter… ! (sic) Pour quoi faire ? On n’en sait rien si ce n’est qu’ils ont le culte de la dépense…
Je ne sais où ni quand il a entendu une telle proposition de notre part. Ce que, par contre, tous les Plaisirois ont pu entendre dans les réunions de quartiers, c’est que le Maire, lui même, n’excluait pas cette éventualité. Il n’allait cependant pas jusqu’à ajouter que ce risque était dû à la façon dont la politique du gouvernement —qu’il soutient, bien évidemment— étranglait les collectivités locales. Nous nous sommes au contraire réjouis que les ménages plaisirois, au pouvoir d’achat de plus en plus attaqué, n’aient pas à subir ce coût supplémentaire ! Alors, disons-le tout simplement : Rampolla ment. Et ajoutons, qu’en fait de « culte de la dépense« , ce n’est pas nous qui achetons les terres de nos proches à six fois leur prix avec l’argent des contribuables.
Mais il ne s’arrête pas là, loin s’en faut :
Plutôt que de féliciter et soutenir notre Maire pour son engagement sur le Valibout, ils mentent… Plutôt que de soutenir le projet intercommunal autour de Plaisir - Villepreux – les Clayes, ils mentent… Plutôt que de soutenir la gestion minutieuse des affaires de la ville, ils mentent…
En ce qui concerne le Valibout, lisez donc la tribune d’Yveline Darneau pour comprendre que l’engagement du maire ne lui coûte que quelques bonnes paroles. Au sujet de l’interco, il faudra donner à Bébert l’adresse de ce blog pour qu’il découvre que c’est nous qui avons lancé une pétition pour ce regroupement quand lui et la majorité s’étaient prononcés pour un autre choix et ne voulaient surtout pas qu’on consulte les citoyens. Et en fait de gestion minutieuse, demandons-leur simplement de nous la prouver en rendant publiques les exigences de Dexia pour une renégociation des emprunts indexés sur les taux de change de devises. On verra qui ment.
Poursuivons cette édifiante lecture :
Mais mentir comme ils le font à longueur de temps c’est mépriser les Plaisirois… et cela leur fait perdre toute crédibilité, alors même que déjà ils ne connaissent pas les dossiers, ne s’y intéressent pas, et qu’ils ne participent pour ainsi dire à aucune commission municipale… où quand certains y participent, ils actent les dossiers sans autre commentaire…
On ne soulignera pas la contradiction qui voudrait qu’on soit contre tout mais qu’on acte les dossiers sans piper mot. Mais puisqu’il évoque commissions et dossiers, parlons-en. Je suis membre de plusieurs commissions et j’y participe régulièrement : je suggérerai donc à notre plumitif approximatif de se rapprocher des présidents de celles-ci pour mieux s’informer en ce qui me concerne : qu’il demande donc à M. Ledoit ou M. le Maire s’ils ne préfèreraient pas que je me taise plutôt que dénoncer en commission paritaire les baisses de notes du personnel pour maladie ou délégation syndicale, qu’il demande à M. Lersteau si je ne participe pas activement à la commission d’urbanisme. C’est vrai que j’ai beaucoup plus de mal à m’impliquer dans la commission « travaux »: elle ne se réunit jamais ! À croire qu’il n’y a rien à faire en la matière à Plaisir… Et, semble-t-il, c’est le cas de beaucoup d’autres, dont celle qu’il préside lui-même. Par contre, c’est vrai que nombre de dossiers sont actés par tout le monde, car même à droite, il y a parfois du bon sens pour des décisions techniques !
Quant à la connaissance des dossiers, nous ne l’avons que dans la mesure où nous réussissons à les obtenir ! Il faut savoir —et nous l’avons évoqué plusieurs fois— que la plupart des affaires se règlent dans l’opacité totale entre la maire, son directeur de cabinet et le directeur général des services et qu’une véritable bataille est nécessaire pour recueillir quelques bribes d’information : rétention des dossiers sensibles, ergotage pseudo-juridique, délai de transmission… tout est bon pour nous refuser la connaissance des dossiers, au mépris de la légalité. Encore lors du dernier conseil JR a insisté sur le fait que nous ne devons jamais nous adresser aux services municipaux, cela figurera au prochain procès-verbal et chacun comprendra comment l’information est verrouillée. D’ailleurs JR le revendique, il suffit de voir ce qu’il m’avait répondu le 2 octobre 2009.
Mais que Bébert se rassure, cela ne nous empêche pas de nous informer : c’est d’ailleurs certainement ce qui le gêne le plus, notre navrant Bébert !
JPR





Et pan sur le bec ! Cela mériterait un tract sur Plaisir…
Bravo et bon courage !
Michel
préoccupée par l »affichage » de démocratie… UN PEU PARTOUT (dans le monde),
constat simple : facile de ne pas donner/ce que soi-même on n’a pas cherché à savoir.
A PLAISIR, ici-même.
Bébert, les autres, MICHEL A RAISON.
Le faire savoir. Annie