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Becker : la braderie du patrimoine culturel continue…

Vu sur le site de "Bande de Cinés"

Vu sur le site de Bande de Cinés

À chaque conseil, on découvre comment est bradé le patrimoine municipal, la priorité étant toujours de réduire les dépenses en délaissant le service public pour permettre au privé de se goinfrer. Voire lui passer les plats, pour aller au devant de ses désirs…

Ainsi, le mois dernier, on avait vu nos édiles de droite (UMP et Modem) voter sans scrupule la réduction de moitié du prix de cession du cinéma Becker : non pas la seule licence d’exploitation, mais le fonds de commerce, avec tout le matériel et le mobilier, le droit au bail… Il n’en coûte à Cap’cinéma que 40 000 €, au lieu des 80 000 prévus ce qui était déjà un prix insignifiant. Ce doit être ce qu’on appelle avoir le beurre et l’argent du beurre…

Le prétexte de ce cadeau à un investisseur privé était la reprise par celui-ci du personnel de droit privé (et non de la directrice de la salle qui avait un contrat de droit public). Prétexte évidemment fallacieux, puisque le Code du Travail prévoit qu’en cas de modification de la situation juridique de l’entreprise, les contrats de travail restent en vigueur avec le nouvel employeur (art. L.1224-1). Mais il fallait bien justifier ce nouvel abandon devant les intérêts privés…

Après le beurre et l’argent du beurre que pourrait donc exiger notre investisseur de M. Regnault ? Sûrement pas ce que propose avec impertinence le dicton populaire, en tout cas pas au sens propre… Dans une note précédente, j’avais évoqué le projet du maire d’une remise de 30 à 66 % du montant de la taxe professionnelle due à la Ville, au prétexte, cette fois, du maintien d’une activité minimale d’Arts et d’Essai. Ce cadeau ne devait pas suffire : ce soir, le Conseil aura à délibérer de l’exonération à 100% de cette part communale jusqu’au mois de juin. Sans commentaires. On se demandera juste combien de places en crèche ou d’aide aux plus défavorisés ces rabais de 60 ou 100% taxe auraient pu financer…

Mais si notre maire est bien généreux avec les investisseurs privés qui viennent à Plaisir pour se remplir les poches, il l’est moins avec ses administrés. Ainsi, comme l’atteste le site des « Bandes de cinés », si Cap’cinéma est bien obligé d’accepter les chèques « bande de cinés » déjà émis, il a cessé d’en vendre à Plaisir : il suffit, nous dira-t-on, d’aller les acheter à Trappes ou Élancourt… Et puis, on peut légitimement supposer que Cap’Cinéma pratiquera chez nous les tarifs appliqués ailleurs (Agen, Beaune, Blois, Carcassonne, Montauban, Périgueux, st-Quentin, Fribourg) : 8,50 € la place (7 pour les abonnés, 6,50 pour les étudiants). Si ça n’a pas augmenté quand le multiplexe ouvrira, dans deux ans et demi, au bas mots…

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