Derniers dérapages avant sortie de piste…

Comme promis, nous allons parler aujourd’hui du conseil municipal de jeudi, et plus particulièrement de trois points : le refus systématique du Maire de favoriser un débat citoyen dans votre ville, son attitude permanente vis-à-vis des gens du voyage et la question orale que j’avais déposée au sujet de la pollution de la Cranne.  Mais auparavant je souhaite revenir encore un peu sur Mme K. car il est légitime que nos concitoyens connaissent ce que cache le sourire amène de notre adjointe à la culture appelée à devenir notre premier magistrat et qui sait fort bien mener sa barque.

D’abord, quelques rappels.  Mme K. a jusqu’à ce jour la charge de la culture et de la communication à Plaisir ; assurément, elle y connaît quelques succès médiatiques grâce à des manifestations assez spectaculaires et le choix qu’elle a fait d’un théâtre rayonnant certes sur tout le département et au-delà, mais restant hors de portée, par ses tarifs, de la majorité des habitants de notre ville qui par leurs impôts contribuent néanmoins à son fonctionnement. Qu’importe la culture pour tous, la seule chose qui compte, ce sont les réalisations de prestige, à l’instar de Coluche, du Palais des sports, ou de la place Saint-Pierre, à l’aide desquels, en roués politiciens, les membres de l’équipe municipale peuvent se faire valoir et toucher des dividendes électoraux.

On n’oubliera pas que c’est pendant sa délégation à la culture que notre ville fut privée de son cinéma (voir les billets de septembre-octobre 2088 et la déclaration que j’avais faire alors). Et rappelons-nous aussi ce que déclarait alors à ce sujet Mme K., et que rapportait le Parisien du 12/11/2008 :

…Pour l’opposition, c’est un véritable gâchis. « Nous dénonçons cette décision qui nous prive d’une salle de proximité rendant le cinéma accessible à tous, et la méthode précipitée tenant la population à l’écart », souligne Jean-Paul Romani (PC). La ville s’inscrit en faux. « Si le calendrier est respecté, dans deux ans, nous aurons de nouveau un cinéma », assure Joséphine Kollmannsberger, adjointe au maire chargée de la culture.

Quatre ans après, alors que plus aucun projet n’est affiché, on apprécie la fiabilité de la parole de notre future maire… et sa conception, finalement très sarkozyenne d’une culture tape-à-l’œil, ne prenant guère en considération les besoins réels de la population, ni la condition financière de la majorité de celle-ci.

Un mot encore sur son officine de formation dont les clients que j’ai pu déceler —je ne sais s’il y en a d’autres et je ne veux pas faire de procès d’intention— sont des instances territoriales qui rémunèrent donc lesdites formations avec les deniers publics (ce qui est parfaitement légal, n’allez pas y voir un quelconque conflit d’intérêt ni des pratiques de copinage) : un coup d’œil sur la page facebook de sa co-intervenante Catherine Sexton est bien intéressant concernant son réseau social, on y trouve, à côté, bien sûr, de Mme K., deux conseillers municipaux de Plaisir : Sandrine Carneiro et Brice Voisin, mais surtout du Copé, du Jégo, du Balkany, Lamassoure, Baudis, Woerth et autre Boutin, sans compter nombre de fédérations UMP… Que du beau monde. Précisons que ladite Catherine figurait également, lors des municipales de 2008 sur la liste UMP de sa coquette et très prolétarienne ville du Vésinet…

Bon, après le carnet mondain, passons aux choses sérieuses.

Démocratie locale à Plaisir

Le fonctionnement démocratique d’une communauté humaine n’est pas, nous le savons tous, un phénomène spontané. Il exige que celle-ci dispose de moyens de communication et d’échange des idées, pour que le débat citoyen puisse s’instaurer. Le point n°8 du conseil municipal abordait la question de la mise à disposition de salles ; sachant bien que le maire refuse toujours ce prêt gracieux aux formations politiques et syndicales, j’ai donc posé la question suivante :

Monsieur le maire,

La loi offre aux communes la possibilité d’octroyer aux partis politiques des salles pour des réunions publiques.

L’article L2144 – 3 du code général des collectivités territoriales dispose à cet effet que «des locaux communaux peuvent être utilisés par les associations, syndicats ou partis politiques qui en font la demande».

Ainsi, de nombreuses communes offrent gratuitement cette possibilité en vue d’encourager l’implication citoyenne dans la vie municipale et nationale, y compris hors des périodes électorales.

A notre époque, où chacun observe un désengagement civique qui se traduit aussi bien par des incivilités dans la vie quotidienne que par l’augmentation de l’abstentionnisme aux élections, nous pensons que la mise à disposition gratuite de salles serait de nature à encourager une plus grande participation de nos concitoyens à la vie publique.

Pourquoi la ville de Plaisir n’octroie-t-elle pas cette possibilité aux associations, syndicats ou partis ?

Je profite de ce point pour attirer l’attention du conseil municipal sur un autre aspect du débat citoyen où, me semble-t-il, la ville de Plaisir ne respecte pas ses obligations : il s’agit de l’affichage libre réglementé par l’article L581 – 13 du code général des collectivités territoriales.

Cet article stipule en effet que le maire détermine par arrêté et fait aménager sur le domaine public un ou plusieurs emplacements destinés à l’affichage d’opinion. Les conditions d’application de l’article mentionné sont fixées par décret du conseil d’État en fonction du nombre d’habitants et de la superficie de la commune.

Ainsi une commune de notre strate devrait disposer de 12 m² d’affichage plus 5 m² par tranche de 10 000 habitants au-delà des 10 000 premiers. Par ailleurs, la législation précise que les emplacements réservés à l’affichage d’opinion et à la publicité relative aux activités des associations sans but lucratif doivent être disposés de telle sorte que tout point situé en agglomération se trouve à moins d’un kilomètre de l’un au moins d’entre eux.

Pourriez-vous nous communiquer un recensement précis de ces points actuels d’affichage et de leur superficie pour la ville de Plaisir ?

Sans surprise, nous avons eu droit à la réponse habituelle : « il ne prendrait pas une telle décision car il n’y a pas assez de salles à Plaisir, elles vont en priorité aux habitants aux associations pour leurs assemblées générales ». La Maire des Clayes, pourtant de droite elle aussi, n’hésite pas à mettre à disposition des partis politiques, quand ils en ont besoin, les salles des écoles : c’est tout simplement un devoir pour tout élu qui respecte les règles républicaines. A cela JR ne sut répondre que par un grossier dérapage anticommuniste, proclamant, entre autres, que si le PCF  donnait envie de voter aux gens, cela se saurait, que nous pouvions continuer à rêver et que nous n’étions certainement pas si nombreux que les salles soient nécessaires à nos réunions… Chacun appréciera la qualité républicaine et la pertinence intellectuelle de son propos.

Quant aux panneaux d’affichage libre réglementaires il ne sut que prétendre que c’était la municipalité précédente qui les avait supprimés et qu’il ne comptait pas revenir sur cette décision. J’en ai pourtant vu disparaître certains assez récemment, dont celui du Valibout.  Je lui ai rappelé que cela ne relevait pas d’une décision municipale mais que c’était la loi. Faute d’arguments, il a coupé court à tout débat par un« je vous ai répondu » et est passé au point suivant. Là encore, chacun appréciera sa conception du débat démocratique.

Hospitalité de droite…

Le point n° 12 de l’ordre du jour portait sur le règlement de l’aire d’accueil des gens du voyage. Il est certain que le mode de vie migratoire de ces populations entre souvent en conflit avec celui des habitants sédentaires de nos villes et l’imputation des torts aux uns ou aux autres ne règlera pas ce problème : l’espace national nous appartient à tous, il appartient à la loi d’organiser son partage dans des conditions justes pour tous.  Bien souvent des règlements trop stricts condamnent ces populations à errer de territoire en territoire sans jamais pouvoir se sédentariser même quand elles le souhaitent, et elles sont ainsi marginalisées toujours un peu plus. C’est sur les tarifs pratiqués à Plaisir que je suis intervenu :

Selon le rapport du conseil général de l’environnement et du développement durable d’octobre 2010, sur le territoire national 92 % ses aires demandent une caution.  Celle-ci s’élève en moyenne à 73 € quel que soit le niveau d’équipement. Seulement 11 % des villes ont un montant de garantie supérieur à 100 €. Le tarif journalier est en moyenne de 2,20 € et il n’excède pas trois euros dans neuf cas sur 10 pour un emplacement de deux caravanes.

Ainsi à Saint-Quentin-en-Yvelines la caution s’élève à 150 € et la redevance d’occupation à trois euros, à Gargenville 150 € également et 3,50 € par jour. Même Maurepas avec cinq euros par jour reste moins onéreuse que notre ville, tandis que Limay qui a choisi de dépasser le schéma départemental en aménageant 16 places au lieu de 9, ne réclame aux usagers de 2,50 € ce qui en fait un des tarifs les plus bas de la région.

Plaisir, avec ses 300 € de caution et 5,6 € de redevance journalière, se situe donc nettement au-dessus de la moyenne et parmi les plus chères du département.

Eu égard à ses redevances élevées, il serait souhaitable qu’au moins le règlement prévoie des tarifs réduits, comme le préconise le ministère des affaires sociales, pour les familles connaissant des difficultés passagères maladies, décès,suspension de prestations familiales etc. Ces aménagements de tarifs particuliers devraient être fixées par des règles préalables, par exemple prise en compte du quotient familial, dans le cadre de ce règlement intérieur.

Pensez-vous prendre de telles dispositions ?

En tout état de cause, considérant ces tarifs, je voterai contre ce règlement.

La réponse ne surprit personne : il n’était pas question de prendre de telles dispositions après l’investissement qui avait été consenti pour cette aire et il ne se sentait pas coupable du moindre manque d’humanité.  Seuls les trois élus Front de Gauche-PCF ont voté contre ce règlement.

Circulez, aucune pollution à Plaisir !

Suite à une réponse qui m’avait été faite lors du conseil de juin dernier, j’avais adressé une question orale à notre JR ; elle fut abordée à la fin de la réunion.  En voici la teneur :

Monsieur le Maire,

Lors de la séance du conseil municipal du 28 juin dernier, à une question que je vous posais sur un problème de pollution au bassin de la Cranne, vous m’avez répondu qu’il n’y en avait aucun et que chaque analyse réalisée avec l’association de pêche pouvait en attester. D’une part, cela ne corrobore pas mes informations, d’autre part, vous précisez «la Ville reste proche des entreprises concernées par ces pollutions […] ces dernières ont fait le nécessaire pour que cela n’advienne pas à nouveau».

Tout d’abord, pouvez-vous préciser à quel évènement précis vous faites allusion, quelles entreprises étaient concernées et quelles dispositions celles-ci ont-elles prises pour que de tels incidents ne se reproduisent pas ?

D’autre part, les informations que j’ai pu recueillir font état d’une étude réalisée en 2005 sur les sédiments du bassin, qui avait révélé des éléments traces métalliques à des concentrations supérieures aux normes1 rendant lesdits sédiments non épandables. Nous vous demandons de rendre publics les résultats de cette analyse, ce que vous avez refusé, le 7 octobre 2011, à l’association de pêche que vous mentionniez dans votre réponse.

Cette démarche de l’association faisait suite au fait que le 10 septembre 2011, elle avait été avisée —ainsi que vous— de l’existence d’une pollution de la Cranne, par probables rejets métalliques (métaux dits lourds). Elle vous a alors suggéré, en application du principe de précaution d’adopter « des mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage2, en l’occurrence d’interdire non pas la pêche du plan d’eau, mais pour des raisons de santé publique, la consommation du poisson pêché. Pourquoi n’avez-vous pas tenu compte de cette demande, pourtant raisonnable et soucieuse de la santé de nos concitoyens ?

Vous n’ignorez pas, puisque vous-même, M. Lersteau et M. Rampolla avez été destinataires d’une copie, que le 14 octobre 2011 l’association de pêche a déposé plainte contre X auprès de Monsieur le Procureur de la République de Versailles, pour pollution3. Cette plainte a été jugée recevable par Monsieur le Procureur, qui a diligenté une enquête, actuellement en cours. Le 22 novembre 2011, l’association de pêche vous a relancé, avec les mêmes interlocuteurs en copie, et a une nouvelle fois attiré fermement votre attention sur le risque potentiel pour la santé publique, si pollution par métaux lourds était confirmée (et ce depuis 2005….), puisque l’effet pervers de ce type de pollution n’est pas une mortalité immédiate du poisson, mais une bio-accumulation, et une concentration dans ses organes et ses chairs, pouvant occasionner des dommages graves sur les êtres humains (et prédateurs naturels), sur le moyen et long terme. Quelle réponse avez-vous apportée à ce courrier ?

Le 2 décembre 2011, une importante mortalité de goujons4 a été constatée dans le Parc de la Mairie, et vous en avez été avisés, vous-mêmes, M. Lersteau, et M. Rampolla. Cela pouvait signifier alors soit une pollution d’autre origine soit une concentration de métaux lourds dans l’organisme des poissons, que seule une analyse des viscères des poissons pouvait éclairer. Pourquoi ne l’avez-vous pas fait réaliser ? 

L’argument que vous évoquez, à savoir le purin d’équidé, ne résiste pas à l’analyse selon un expert hydrobiologiste5, que j’ai consulté et dont je vous joins le courrier en annexe.

Le 15 janvier 2012, l’APPMA a une nouvelle fois évoqué les mêmes problèmes lors de son assemblée générale. Le PV de cette AG stipule : « Le plan d’eau de la Cranne subissant des pollutions répétées, une étude d’installation d’un aérateur est en cours, ainsi que divers autres aménagements en lien avec la mairie. Nous signalons que suite à une pollution grave en date du 10 septembre 2011, l’APPMA a porté plaine contre X, que la Mairie détient des analyses des eaux, mais refuse de nous les transmettre. […] Les parents [des 171 jeunes pêcheurs de moins de 12 ans que forme l’APPMA de Plaisir] s’inquiètent du taux de pollution du plan d’eau de la Cranne et du danger à consommer le poisson. Pour dissiper le doute, ils nous demandent, par le biais des animateurs, de pratiquer une analyse des eaux et boues. ». 

Ces analyses spectrochimiques des boues sont hors de portée du faible budget de l’APPMA, Monsieur le Maire, avez-vous l’intention de faire procéder à ces analyses, avec évidemment totale transparence publique des résultats ?

1 normes définies notamment au décret n° 97-1133 du 8 décembre 1997 et à l’arrêté du 8 janvier 1998

article 5 de la charte constitutionnelle de février 2005

3 Copie en a été faite à la Direction Départementale des Territoires, et à la Fédération de Pêche des Yvelines, ainsi qu’à la Fédération Nationale de la Pêche.

4 Poisson fouisseur très sensible à la pollution de l’eau, ce qui le fait considérer comme un des bioindicateurs de la qualité de l’eau.

5 Dr. Gérard Masselot Docteur es Sciences (MNHN Paris), écologue, ancien Attaché au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, Entomologie.

J’ai ajouté à cette question orale qui avait été transmise par écrit (selon le protocole du règlement intérieur)  la mention de quelques point d’un arrêté de prescription du Préfet (n°2012027-0006, le lien permet le téléchargement sur le site de la préfecture) qui établissent clairement la responsabilité de la SGI dans la pollution évoquée au mois de juin :

[…]

Vu l’arrêté préfectoral n°09-175/DDD du 1er décembre 2009 imposant des prescriptions complémentaires à la société AIMT SAS visant à rechercher et réduire les rejets de substances dangereuses dans les milieux aquatiques par les installations sises 51, rue Pierre Curie, Zone Industrielle des Gâtines à Plaisir (78370) ;

[…]

CONSIDERANT que les installations classées exploitées dans le bâtiment G2 ont été susceptibles de polluer les terres situées sous la dalle dont l’étanchéité aux produits chimiques utilisés n’était plus garantie;

CONSIDERANT que l’incident du 10 septembre 2011 a montré que les risques de pollution lors de la phase de démolition de la dalle n’avaient pas été suffisamment pris en compte et présuppose une éventuelle contamination des terres au droit du chantier;

CONSIDERANT que l’augmentation du lessivage des terres qui ne sont plus protégées des eaux météoriques est susceptible de propager une éventuelle pollution et d’entraîner une migration vers la nappe souterraine;

Il est donc prescrit à la SGI, dans un délai n’excédant pas deux mois (à compter de fin janvier 2012), d’effectuer un diagnostic complet de l’état des sols qui permettra de connaître les sources de pollution, les différents milieux de transfert pour déterminer l’étendue des pollutions et les enjeux à protéger : les populations riveraines les ressources naturelles… et la mairie était parfaitement informée de tout cela car :

Une copie, énumérant les prescriptions auxquelles l’installation est soumise, sera affichée à la mairie de Plaisir pendant une durée minimum d’un mois. Le maire dressera un procès-verbal attestant de l’accomplissement de ces formalités.

Évidemment cela rendait bien court le déni, plutôt ambigu et contradictoire, qui m’avait été opposé en juin et dont je cite ici le compte rendu officiel dans le procès-verbal de la réunion :

Monsieur le Maire répond par ailleurs qu’il n’y a pas de problème de pollution sur le bassin de la Cranne, chaque analyse réalisée avec l’association de pêche peut l’en [sic] attester. Il dit que la ville reste proche des entreprises concernées par ces pollutions. Il ajoute que ces dernières ont fait le nécessaire pour que cela n’advienne pas à nouveau.

Concernant la pollution du ru Maldroit qui dépendrait du bassin de la Cranne, Monsieur le Maire invite Monsieur ROMANI à aider la ville en commençant par demander aux Ecuries du chateau de partir, car aujourd’hui, malheureusement, rien n’est fait, et l’ensemble du purin…

Aussi cette fois, plus question de purin ni d’équidés et force fut à la majorité municipale, par la voix de M. Lersteau d’admettre qu’il y avait bien eu un déversement dû à une erreur de manipulation à la SGI, mais qui fut réglé en un temps record par les services municipaux, que les mesures prises ont coûté 100 000 € à l’entreprise (il faut donc croire que le problème n’était pas si mineur que ça !) et que cela n’avait entraîné aucune mortalité de poissons dans le bassin où des analyses des matières en suspension sont effectuées régulièrement ; les analyses des boues, faites en 2006, en attesteraient également.  Il a également ajouté que la mortalité observée chez les goujons le 2 décembre 2011 n’était qu’un épiphénomène ponctuel découlant d’un épisode pluvieux.  Le maire, avec sa finesse habituelle, en a profité pour faire une digression sur le fait qu’en critiquant le choix fait de l’aménagement de la place St-Pierre, je m’opposais de fait à l’installation du déshuileur prévu… Pour un peu, j’aurais été responsable de la pollution !

Malgré un début de reconnaissance, il y a encore bien des lacunes dans ces réponses : nulle mention n’a été faite des analyses de 2005 dont je demandais les conclusions, mais uniquement de 2006 (et de toute façon nous demanderons les résultats complets des deux analyses, par les moyens légaux si le maire s’obstine à ne pas les communiquer), l’explication de la mortalité des goujons n’est guère convaincante au regard des spécialistes (dont je ne fais pas partie mais qui me font connaître leur avis), d’autant que l’épisode ponctuel commence à durer puisqu’on ne voit plus de poissons du tout dans le ru… enfin, les matières en suspension dans l’eau courante —qui s’en va donc, par définition— et emporte la pollution plus loin, ne sont pas un critère d’analyse bien pertinent : ce sont les boues et les viscères des poissons fouisseurs qu’il faudrait analyser.

A cette objection, JR n’a que su répondre —toujours aussi subtil— que… j’aille voir en aval et fasse moi-même les analyses de viscères, et il a poursuivi par une diatribe complètement hors-sujet contre la CGT qui promènerait partout des banderoles si la Ville venait à fermer l’entreprise de galvanoplastie. Un tel niveau d’argumentation laisse pantois. Mais nous saurons être tenaces et obtenir toutes les réponses.

Au fait, après la promotion de Mme K. qui donc va reprendre son mandat à la culture ? JR peut-être… (LOL, MDR, PTDR, comme disent les jeunes !)

JPR

 

2 Commentaires sur

Derniers dérapages avant sortie de piste…

  • neveu |

    Monsieur JR aura été aussi le maire qui a vendu les bijoux de famille de la commune:
    -l’ex terrain des vicomtes (près de la gare Plaisir les Clayes)
    -le terrain du relais Saint Jean
    (prés de la gare Paisir Grignon)
    -le terrain jouxtant la maremaison(Quartier de la mare auxsaules)
    Ces terrains auraient très bien pu recevoir la médiathèque promise ou une maison des associations
    réellement à la dimension des besoins.
    Concernant les emplois:
    Les postes de la cuisine centrale étaient en majeur partis occupés par des plaisiroises
    Le Cinéma occupait aussi plusieurs personnes et était un véritable lien social.

  • Raminagrobis |

    La métaphore du titre ne va pas assez loin: après de semblables dérapages, c’est le mur ou le platane, mais de toutes façons, le retrait de permis!
    Quelques remarques plus sérieusement sur les points évoqués:
    1- démocratie locale:
    1.1: les salles…
    On va réfléchir un petit peu: il doit y avoir au moins 7 ou 8 salles possibles à Plaisir (Château, Maison Rousseau, etc..), sans compter les écoles. Partons sur l’hypothèse très pessimiste de 8. Il y a 365 jours par an. 365 x 8 = 2920. Donc, il y a près de 3000 possibilités pour les assemblées générales (annuelles) des associations de Plaisir. Or, il n’y a pas 3000 associations dans notre ville! Et même si l’on se réserve les seuls week-ends, donc 104 jours, cela ferait 104 x 8 = 832… Et certainement pas non plus 832 associations à Plaisir! Et quand j’écris 8 salles, je suis très, très pessimiste, car on doit largement pouvoir en trouver plus!
    Donc notre maire se paie notre tête, refuse délibérément la vie démocratique normale (les élus des Clayes ont compris, eux!), et s’institue seul détenteur de la vérité auto-révélée….
    1.2: les panneaux d’affichage:
    les textes sont clairs, et de portée nationale me semble-t-il! Les avis du Conseil d’Etat ont valeur légale, et il appartient, me semble-t-il toujours, au Préfet de faire respecter la Loi par les communes. A défaut, c’est au Tribunal Administratif de trancher, c’est gratuit, ne nécessite pas d’avocat, et de procédure simple, même si parfois longuette… Qu’attendons-nous?

    2- les gens du voyage:
    que seuls les trois élus du FG aient voté contre le règlement de l’aire d’accueil interpelle… Je croyais avoir compris que la gauche socialiste au pouvoir (et que les électeurs du FG ont largement contribué à faire élire, même s’ils n’étaient dupes de rien) avait une vocation sociale. L’humain d’abord, ce n’est donc pas d’actualité dans cette « goche »-là…! Que les élus « socialistes » n’aient pas voté contre ce règlement inepte et injuste n’étonnera guère pourtant ceux qui ne se retrouvent pas dans le social-libéralisme mollet (le jeu de mots est délibéré, mais doit être compréhensible par les plus anciens d’entre nous…) qu’on nous distille depuis quelques mois….

    3- pollution de la Cranne:
    Rigolons un peu quand même tout d’abord: la mairie argue donc d’un phénomène pluvieux pour expliquer la mortalité subite de goujons, en début décembre… Chacun sait à Plaisir combien nous souffrons du manque total de précipitations depuis des années, que nos robinets sont à sec, que le sol se craquelle, que les bitumes fondent, que l’on commence à voir apparaître scorpions, vipères à cornes, dromadaires même, dans les champs devenus déserts, bref, que le changement climatique a encore frappé! Ce doit être la raison pour laquelle, sans doute pour exorciser le mal, des dauphins très kitsch, moitié plastoc, moitié végétaux, accueillent le visiteur en provenance de Sainte-Apolline, dès le premier rond-point…
    Sachant cet effroyable problème de manque d’eau, il eût été profitable de doter chaque goujon d’un petit parapluie, individuel, aux couleurs différenciées, pour se protéger de la pluie: d’une part c’eût été fort seyant, et d’autre part, ils ne seraient pas morts dans d’atroces souffrances!
    Et chacun sait combien l’eau est nocive aux poissons!
    Désormais, la partie est jouée, il n’y en a plus un seul dans le Maldroit!
    Ouf!
    Trève de plaisanterie (encore que…), attendons le compte-rendu détaillé de ce fabuleux conseil municipal où la science a fait de considérables progrès…
    On jugera donc sur pièces!
    Oui, le niveau d’argumentation laisse pantois, mais comme le dit le billet, la partie n’est pas jouée, loin de là!
    De bonnes séances de rigolade certes en perspective, mais surtout, l’espoir que la santé et le cadre de vie des plaisirois seront enfin pris en considération…
    Sinon, en fera tout ça, tous ensemble, à partir de 2014: il y a du pain sur la planche!
    Salut et fraternité

Vous avez une opinion? Laissez un commentaire:

Nom *
E-Mail *
Site Web