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Vive la Commune !
Catégorie: à Plaisir, dans les Yvelines, électionsJ’espère que c’est un titre assez mobilisateur, même s’il ne s’agit que de nos communes des Yvelines et non de la belle grande insurrection parisienne, pour enfin aborder le sujet des élections municipales de 2014. Les billets précédents sur Madame K. ont dû attirer votre attention sur les grandes manœuvres en cours : le maire sortant place sa dauphine, les formations politiques entament de discrets pourparlers entre elles, les contacts se nouent pour commencer à constituer des listes… c’est le jeu politicien habituel dont, hélas, les citoyens sont généralement écartés —et passablement dégoûtés. Ce n’est pas là la méthode choisie par le Front de Gauche, qui, dans la lignée de ses assemblées citoyennes, a décidé d’ouvrir le débat avec la population.
Pour entamer ce sujet aujourd’hui, nous aborderons successivement trois aspects de la question :
1° la commune et ses enjeux territoriaux et démocratiques ;
2° la situation politique en 2014 qui risque d’être difficile pour la gauche entière ;
3° quelle stratégie pour le Front de Gauche ?
Autrement dit, et selon la métaphore que nous avons utilisées à plusieurs reprises, le premier point constituera notre boussole, nous indiquera le cap à suivre, le second notre radar pour déjouer les risques de la navigation en eau agitée et trouble , et nous essaierons d’en tirer, à travers le troisième, la ligne de conduite à mettre en œuvre sur nos territoires.
La Commune
Elle trouve son origine, et il est important de le rappeler, dans la grande révolution française. Au maillage féodal et théocratique du territoire succède alors une organisation conçue pour que le citoyen souverain puisse exercer son tout nouveau pouvoir — c’était l’Humain d’Abord avant la lettre… Aussi, en lieu des provinces, des baronnies, et autres paroisses, se mit en place un mode d’administration du territoire dont l’unité de base était la commune où siégeait dans un bâtiment édifié à cet effet, un conseil municipal élu. Terminé le règne du château et du clocher, vive le peuple souverain !
L’échelon communal, en dehors des très grandes métropoles, est par conséquent le lieu où le citoyen est en contact direct parfois personnel avec ses élus. C’est cette proximité qui en fait le lieu par excellence de la démocratie : l’élu – même de droite et qu’il le veuille ou non — reste en permanence sous le regard de ses concitoyens qui exercent donc une pression sur ses décisions. Ainsi voit-on souvent des élus locaux, des maires, contester les choix décidés au niveau national par un gouvernement qui est pourtant de leur camp politique. Par conviction ou par calcul électoral, qu’importe, ils défendent donc, peu ou prou, les intérêts de leurs administrés.
Tout ce qui tend à distendre voire à rompre ce lien de proximité, sera donc dangereux pour la démocratie : en éloignant l’élu de la pression citoyenne, c’est l’influence du peuple souverain, seul détenteur de l’intérêt général, qu’on amoindrit au profit d’intérêts économiques le plus souvent privés. C’était d’ailleurs tout le sens de la réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy, et, qu’hélas, l’actuel gouvernement ne semble pas vouloir modifier dans ses aspects fondamentaux.
C’est que deux logiques s’affrontent : celle qui part des besoins des populations et met en place les dispositifs pour les satisfaire ; celle qui part des intérêts économiques du capital et met les territoires en concurrence, ce qui se traduit souvent par une spécialisation de ceux-ci et toujours par des régressions sociales à terme pour les habitants les moins favorisés. Le choix de l’intercommunalité, par exemple, peut ainsi répondre à l’un de ses deux objectifs et être une excellente chose s’il ne vise que le mieux être des citoyens dans un bassin de vie réellement partagé ou une très mauvaise s’il ne répond qu’aux impératifs d’une concurrence qui ignore la réalité humaine. Les regroupements de communes amènent en effet ces dernières à abandonner certaines de leurs compétences au profit de l’instance territoriale communautaire plus éloignée du citoyen et dont les conseillers ne sont pas élus au suffrage direct. S’interroger sur l’intercommunalité à réaliser c’est toujours se demander quelles sont les compétences que notre commune est prête à abandonner sans pour autant négliger l’intérêt réel de ses habitants. Concrètement, nous savons bien que nos trois villes, Plaisir, Villepreux, les Clayes-sous-Bois, constituent une même réalité humaine dans une parfaite continuité territoriale, mais le regroupement actuellement voulu par le maire avec la Ville Nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines ne correspond en rien à un besoin des populations ; on pourrait même rappeler qu’en 1983 Plaisir a quitté la Ville Nouvelle dont elle faisait initialement partie, « afin d’échapper à une urbanisation massive qui prévoyait 80 000 habitants à Plaisir » a pu écrire Monsieur Rampolla dans un bulletin municipal (octobre 2006) qu’il a probablement oublié depuis.
Mais notre propos n’est pas de refaire le débat sur l’interco et la réforme territoriale (voir billets de janvier, février, mars, avril, juin 2011) mais de situer les enjeux de la préparation d’un programme municipal pour 2014. Venons-en donc justement à nous demander à quelle situation socio-politique nous serons confrontés alors.
2014 et une droite revancharde
On peut légitimement nourrir les plus grandes inquiétudes sur la situation dans laquelle se trouvera la gauche au moment de cette échéance. Au train où vont actuellement les choses, de dérobades en reculades, d’approximations en manques d’audace, on peut en effet craindre que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault et son discours attrape-nigaud social-démocrate ne soient sévèrement dévalués aux yeux de la population. Si nous avons, quant à nous, toujours analysé qu’il en serait ainsi, ce serait néanmoins une grave erreur de s’en réjouir en imaginant que le Front de gauche pourrait en tirer un bénéfice important. C’est d’abord la droite revancharde et, pire encore, l’extrême-droite qui en seront les bénéficiaires. Quand un gouvernement de gauche, même de triste gauche social-libérale, échoue, c’est la gauche entière qui en pâtit.
La droite partira à la reconquête des territoires en 2014 et, n’en doutons pas, quelles que soient ses présentes dénégations, elle n’hésitera pas à s’allier au Front National localement là où cela servira ses intérêts. La tentation risque d’être forte pour la gauche social-libérale et ses alliés de chercher de nouveaux partenaires parmi les eurolibéraux du prétendu centre et de continuer à dépouiller le PCF-FdG des territoires qu’il administre encore, à l’instar de ce qu’ils ont fait en Seine-Saint-Denis et de ce qu’ils ont tenté dans le Val-de-Marne, quitte à profiter sans honte pour arriver à leurs fins des voix anticommunistes de droite au second tour pour compenser au frais de la gauche courageuse ce qu’ils auront perdu à l’autre bout de l’échiquier politique.
Il est clair qu’il y a, à gauche, deux orientations fondamentalement différentes : celle qui limite ses ambitions à modérer les excès du capitalisme —sans d’ailleurs oser s’en donner vraiment les moyens— et celle qui veut le dépasser pour changer de modèle économique ; celle qui essaie —vainement— de rendre l’Union Européenne un peu plus sociale, sans remettre en cause les traités libéraux (pire, même —et on ne peut être plus contre-productif— en les votant !) et celle qui veut abattre le dogme de la libre-concurrence et de l’économie de marché ouverte (nom « soft » du pire capitalisme libéral). Aujourd’hui, l’une de ces orientations —pas la bonne, hélas— tient les rênes du pouvoir.
C’est entre ces écueils —une droite décomplexée en reconquête, avec en fer de lance un patronat combatif, un Front National en embuscade et une gauche gouvernementale sans ambition ni courage— que nous devrons naviguer —sans perdre le cap— pour renforcer le maillage territorial du Front de Gauche à l’occasion des élections municipales de 2014.
Comment faire ?
D’abord, bien réaffirmer que pour nous, la démarche est inséparable du fond : l’élaboration d’un programme municipal doit être un travail collectif, une réflexion citoyenne libre et sans arrière-pensées politiciennes. Pas question de sortir une belle plaquette élaborée dans le secret des états-majors et imprimée sur papier glacé, comme un nouvel évangile, ce bon message de ceux qui parlent à la place des gens ! Cela ne veut évidemment pas dire que nous n’y apporterons ni nos idées ni notre expérience, aussi bien en tant qu’individus qu’en tant que formations politiques, mais ce qui doit primer, c’est le débat et la construction commune, le fait que chacun s’approprie toutes les problématiques et les réponses qui apparaîtront à tous comme les plus conformes à l’intérêt général. C’est cela qui doit naître de nos assemblées citoyennes.
Ensuite, bien sûr, nous ne partons pas de rien : le cap idéologique est contenu dans le programme l’Humain d’Abord qui était déjà une élaboration commune des assemblées du Front de Gauche. C’est dans ce cadre-là et dans la continuité de la campagne présidentielle que nous nous inscrivons : nous ne sommes pas neutres —il n’y a que le néant qui est neutre, disait Jaurès—, nous sommes le Front de Gauche et aspirons à la transformation sociale. À nous de savoir décliner ce projet dans le cadre particulier de nos situations locales, avec ambition et réalisme, ce dernier mot, pour nous, ne veut pas dire dilué dans l’eau tiède des compromis censés faire consensus et qui ne laissent que des insatisfaits, mais traduire nos choix radicaux en dispositions concrètes à mettre en œuvre ici et maintenant, en particulier en renforçant un vrai service public municipal non délégué au privé.
Enfin, se posera la question des alliances éventuelles. Et il faut admettre une évidence : la gauche ne regagnera nos municipalités que si elle est unie. Mais il faut ajouter tout de suite que l’unité ne pourra pas se faire sur n’importe quelles bases, qu’il s’agisse de choix programmatiques, de respect de la représentation de chacun ou de l’éventail des composantes politiques d’une liste d’union.
Le PCF a tenu son assemblée de section de 15 octobre dernier et celle-ci —en tant qu’instance statutairement souveraine pour les élections locales— a donc défini la position des communistes de notre territoire pour les municipales de 2014. Elle se résume ainsi : nous serons présents dans cette élection et nous avons la volonté d’obtenir des élus Front de Gauche, quelle que soit la configuration de la gauche, unie ou non. Nous souhaitons pour notre part parvenir à un accord qui pourrait se concrétiser par une liste de gauche —et exclusivement de gauche— regroupant les formations habituelles, du MRG aux partis dits d’extrême-gauche qui le souhaiteraient. Des délégations du PCF et de la section socialiste de Plaisir se rencontreront le 8 novembre prochain à notre initiative pour en discuter ; le résultat de cette rencontre sera un des points abordés le lendemain à l’assemblée citoyenne du Front de Gauche. En tout état de cause, et quelle que soit l’issue de cette entrevue, la démarche de construction autonome et collective d’un programme municipal se poursuivra dans les assemblées citoyennes avec la volonté d’être prêts pour toutes les éventualités.
Dans nos trois communes, Jean-Luc Mélenchon a réuni sur sa candidature plus de 3100 voix, dont 1600 à Plaisir (11%), 1000 aux Clayes (12%) et 500 à Villepreux (10%). C’est à tous ces hommes et ces femmes que nous nous adressons aujourd’hui pour les inviter à préparer avec nous les prochaines échéances, ainsi qu’à ceux qui, séduits par nos idées, ont néanmoins choisi un vote supposé utile ou simplement de témoignage révolutionnaire : seule la conjugaison de nos forces peut préserver nos territoires à la fois de la contre-offensive de la droite « décomplexée » et de la démission social-démocrate devant les forces du capital. Deux orientations existent à gauche, avons-nous dit, mais il n’y a qu’une voie pour gagner, sur laquelle toute la gauche devra se retrouver, et c’est nous qui l’incarnons.
JPR
Notez donc bien et venez nombreux :
Assemblée citoyenne du Front de gauche
9 novembre à 20h30
École Marcel Pagnol, Les Clayes-sous-Bois






Comme d’habitude, magnifique travail et base excellente pour l’ensemble des communistes et du Front de Gauche dans la réflexion et les initiatives pour préparer les prochaines municipales.
Bravo
ouaissss le beaujolais nouveau !! fêté avec le personnel communal ???? mais Monsieur le Maire oublie sa note de service concernant l’usage de boissons alcoolisées sur le lieu de travail ??????
Mémoire courte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
cela fait 35 ans je travaille dans la commune !!*
rappel MISSION DU SERVICE PUBLIC… mais Madame Le Maire laissez les professionnelles, écoutes les !!!!
j’en suis dégouté !!!!!! de ce copinage de 2eme
classe..