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Partenariat Dexia-Ville de Plaisir

Si vous avez omis de regarder TV Fil 78 ce soir, vous avez raté notre JR signant avec groupe financier Franco-Belgo-Luxembourgeois Dexia un partenariat pour la gestion de la dette. Voici l’extrait…

Mais il faut aussi se souvenir de ce qu’est ce groupe financier spécialisé dans le prêt aux collectivités locales.  Successeur privé du CAECL qui était un établissement public géré par la Caisse des Dépôts, Dexia est victime du fait, semble-t-il, de la crise des subprimes et des titres « toxiques » d’une chute drastique de ses cours ; la courbe est éloquente !

Le titre, le 26 septembre 2008, est tombé à 10,07 €, puis le 29, après une chute de 34 % à 6,62 €, soit plus bas que son cours d’introduction, le 2 janvier 1997, à 6,86 €… Le groupe est renfloué par les Etats français, belge et luxembourgeois grâce à un plan de sauvegarde de 6,4 milliards d’euros !  Je n’ose même pas essayer de compter ce que ça représente en nombre d’années de SMIC… Ainsi sauvé de la faillite par l’argent public, Dexia s’empresse de supprimer 900 postes (dont 250 en France).

Mais il ne s’arrête pas là !  Son dirigeant failli, Axel Miller, part avec une indemnité de 825.000 €, soit environ 70 ans de SMIC… une misère !  Son successeur, Pierre Mariani, ami, dit-on de Nicolas Sarkozy, s’octroie en arrivant la bagatelle d’une augmentation de 30% de son salaire fixe, ce qui le fait grimper à 1 million d’euros par an (à peine 85 ans de SMIC…) avec un bonus maximum de 2,25 millions (calculez vous-mêmes combien ça fait d’années de salaire minimum !).

Cerise sur le gâteau —ou dernier pissat sur l’étron, si on préfère—, en bonne éthique capitaliste, ce groupe financier, renfloué par l’argent public, alloue un bonus de 8 millions € aux plus nantis de ses employés.

Au passage, un détail, toutes ses faveurs ont été attribuées sur proposition du comité des rémunérations de la banque, comité où siège l’ex-numéro 2 du Médef, Denis Kessler, qui, enthousiasmé par l’élection de Nicolas Sarkozy, s’est illustré en écrivant, en octobre 2007 : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil National de la Résistance

De quoi s’agit-il ? Juste de revenir sur les principaux acquis sociaux du XXème siècle : semaine de 40 heures, salaire minimum, sécurité sociale, création des comités d’entreprise, nationalisation de l’électricité et du gaz, du crédit…

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