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Transparence, publicité et cirage de pompes…
Catégorie: à Plaisir, dans les Yvelines
En vrac, quelques potins locaux.
Conseil Municipal du 28 mai
La transparence, qui est un des leitmotive de notre JR a été mise à l’épreuve des faits lors de la réunion du Conseil Municipal. En effet, figurait à l’ordre du jour un point concernant la rénovation du Valibout, opération qui se déroule dans la plus totale opacité et à propos de laquelle les élus de l’opposition sont tenus à l’écart de toute concertation, ce qui doit sembler normal à nos édiles de droite, puisqu’après tout l’opposition ne représente qu’un peu moins de 50% des Plaisirois…
À deux reprises déjà, j’avais demandé à la commission d’urbanisme que celle-ci soit réunie pour se pencher sur le dossier Valibout : c’est bien une question d’urbanisme, non ? et il semble de bon sens que la commission ad hoc la traite. Il faut croire que politique et bon sens ne vont de pair qu’en démagogie électorale, et la seule réponse que j’avais obtenue était, en substance : oh ! la, la ! ce dossier est traité directement par Monsieur le Maire et M. le Directeur Général des Services…
J’ai donc reposé, en Conseil Municipal, la question d’une réunion d’information de tous les élus, ce qui me paraissait naturel après les multiples proclamations de transparence dans la gestion des affaires par la majorité… La réponse du Maire fut proprement indigne, pour résumer en gros, je n’avais qu’à lire l’Essentiel, tout y était et, circulez, il n’y a rien à voir de plus. Patrick Malivet, président du groupe du groupe de gauche, est alors intervenu pour rappeler les conditions bien peu républicaines dans lesquelles il avait été éconduit d’une réunion sur le sujet, où la presse était conviée et où, lui aussi, avait dû chercher les informations municipales dans le journal du lendemain. M. Regnault lui a répondu, mais en parlant d’autre chose et noyant le poisson, comme d’habitude quand il ne veut pas répondre (et aussi, quand il ne sait pas…). J’ai donc relancé ma question initiale : « Y aurait-il, oui ou non, une réunion d’information des élus sur ce sujet ?» Ne pouvant esquiver davantage, le Maire répondit « NON ». Un « NON » qui en dit long à la fois sur son respect républicain de l’opposition municipale et sur sa conception de la transparence ! Tous les Plaisirois devront s’en souvenir s’il fait de nouveau appel à leurs suffrages, et qui sait ? peut-être un jour très prochain…
Publicité et cirage de pompes
Comme tous les mois, on vient de recevoir, la proclamation, sur papier glacé, de l’autosatisfaction de l’équipe municipale. Vous avez compris qu’il s’agit de l’Essentiel, notre bulletin municipal. Un numéro d’autant plus pesamment louangeur du Maire que la perspective d’une élection législative partielle, le conduit à une campagne d’autopromotion qui serait assez comique, si elle ne se réalisait aux frais du contribuable, lequel préférerait certainement de l’information municipale à de la propagande pré-électorale. On y trouve même une amusante pseudo-interview en trois questions où Regnault Joël demande à Joël Regnault tout le bien que celui-ci pense de celui-là. Ou vice versa, comme on voudra…

La majorité municipale a assurément une grande aptitude à l’autosatisfaction, mais là où la situation devient vraiment cocasse, c’est lorsqu’un élu, soi disant* d’opposition, M. Tabary, du Modem, se livre en virtuose, à une démonstration de maniement de la brosse à reluire, avec l’astiquage en règle de, je cite, « l’organisation remarquable de l’Adjointe à la Culture et des services de la ville« . Je ne veux pas signifier par ce propos, qu’il faille s’opposer systématiquement et bêtement à tout ce que réalise l’équipe en place, mais je m’étonne de l’opportunité de remettre une couche de flagornerie aux 24 pages de l’Essentiel, entièrement dévolues à cet usage, surtout venant d’un élu qui, lors de la campagne des élections municipales, dénonçait ladite équipe.
Il est vrai, cependant, que, dès le scrutin passé, M. Tabary a, sans jamais dire un seul mot au Conseil, tout voté avec la majorité de droite, y compris la liquidation du cinéma Becker ou le budget de la Ville…
Cela s’appelle revenir au bercail, car rappelez-vous que le Modem n’est ni de gauche… ni de gauche !
JPR
* soi disant, enfin, nuançons : à condition qu’il lui arrive de dire quelque chose !



