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Vite, une tarte à la crème !
Catégorie: en France
Le pompeux cornichon, l’autoproclamé « philosophe » qui, dans les salons parisiens, pose au nouveau Malraux, est sorti dimanche de son ryad de Marrakech pour apporter son soutien à Manuel Valls… « Il faut dissoudre le PS, ce grand corps malade… » aurait-il déclaré en substance, partageant avec le blanco d’Evry la conviction que l’avenir est dans l’aggiornamento libéral de ce que certains voudraient encore appeler la gauche.
Le même jour, il s’est repris une tarte à la crème dans la figure avec le résultat de l’élection municipale partielle d’Aix-en-Provence… Ce scrutin avait en effet une valeur de test national puisqu’il mettait en lice une liste qui réunissait le PS, le Modem et les écologistes… Rien que ça ! L’affaire pouvait sembler réglée, puisque lors de la municipale de 2008, l’UMP, invalidée depuis pour ses pratiques déloyales, avait gagné dans une triangulaire où elle avait fait le plein de ses voix avec 44,3% devançant de bien peu la liste de gauche qui réalisait 42,9%, alors que le Modem qui s’était maintenu conservait quand même 12,8%, après en avoir obtenu plus de 20 au premier tour. Ajoutons qu’avec le récent succès d’Europe-Ecologie, une liste qui réunissait le PS et le Modem dès le premier tour, renforcé par les Verts au second, donc une liste selon le cœur de Manuel Valls, BHL, Ségolène, Cohn-Bendit et tous les électoralistes socio-libéraux pour qui l’arithmétique la plus obtuse tient lieu de conscience politique, avait sur le papier toutes les chances de l’emporter. D’autant plus de chances que la gauche antilibérale est localement faible : Front de Gauche, NPA, LO n’obtiennent à eux trois qu’un total de 8,8% à l’élection européenne, alors qu’à cette même élection le cumul de toutes les droites (UMP, FN, Dupont-Aignan, Villiers) ne parvient qu’à totaliser 43,2% tandis que les listes socialistes et centristes (Modem, Europe-Ecologie, écolos indépendants et PS) dépassent les 47%. Une supposée dynamique unitaire centriste aurait dû l’emporter haut la main, même si les électeurs d’extrême-gauche boudaient les urnes — car on ne les imagine guère votant pour la liste sarkozyste. La victoire semblait acquise ! Enfin le croyaient-ils… car ce fut le flop. Déjà le premier tour, la liste de la Majorité devançait de près de 10 points l’attelage PS-Modem, et le second consacrait leur défaite. Peut-être avaient-ils juste oublié que la politique ne se fait pas à coup d’alliances opportunistes, et que, quand la gauche ne sait plus mettre en exergue ses vraies valeurs, son électorat ne se mobilise pas. La droite, elle, l’a bien compris et sait s’employer à brouiller l’image de la gauche en débauchant quelques renégats. Et il faut dire que cette dernière est bien aidée tant par les appétits de certains de ses notables que par la dérive blairiste des Ségolène, Valls ou autre Strauss-Kahn, avec la bénédiction de notre pseudo-philosophe mais authentique entarté national : BHL.
Juste pour le plaisir, un petit rappel d’un des nombreux entartage de notre cuistre, commenté par Pierre Desproge :




Merci pour ce put moment de plaisir
Salut, Emma, et bonjour à Pedro.