Dernières convulsions…

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En janvier dernier, puis en mai j’avais marqué les étapes de ce qui me semblait inéluctable : la mort du PS.  Ces derniers jours, on vient d’en franchir une nouvelle.  Doit-on s’en réjouir ou s’en affliger ?  Il est certain que tout ce qui affaiblit la gauche est néfaste à notre aspiration à la transformation sociale, tout ce qui brouille le message émancipateur que nous voulons porter retarde l’alternative nécessaire et sème la confusion dans les esprits, en ce sens on ne peut se réjouir.  Cependant, je ne m’afflige pas —et je ne vois pas de raison de le faire— car la clarification était nécessaire : ce qui semait le trouble, c’était qu’une prétendue gauche, encore assimilée dans la conscience populaire au PS, mène une politique de droite. Valls sort son parti de cette Gauche tutélaire —même s’il prétend garder ce mot, il le vide de sens— et à l’instar de ce que nos « socialistes » locaux avaient fait lors des municipales, souhaite le noyer dans le marécage centriste, tant mieux : plus rien n’était désormais possible ensemble de toutes façons. Lire le reste de cet article »

La gauche en panne d’Histoire

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Pourquoi la gauche antilibérale, la bonne gauche, notre gauche, ne parvient-elle pas à tirer bénéfice de l’effondrement actuel de toutes les politiques libérales ?  La question est lancinante, comme un doute insidieux lové au cœur de nos convictions : elle nous pousse à nous interroger —et parfois à nous diviser— sur la validité de nos stratégies, elle nous laisse souvent le sentiment amer et coupable de ceux qui ont manqué les occasions historiques et surtout, elle stérilise notre action présente, nous rend inaudibles pour la plus large part de la population et nous laisse comme désarmés devant un Front National opportuniste qui rafle la mise en récupérant nos slogans d’hier… Lire le reste de cet article »

Frondeurs ?

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Mais où est passé Macron ? Et le grand méchant Gattaz ?  pourrait-on se demander à la vue de cette mise en scène qui reflète bien le sentiment du peuple de gauche à l’endroit de l’exécutif actuel. Ce sentiment gagnerait-il les élus socialistes et écologistes ?  Il semblerait bien que certains aient des « états d’âme », sincères ou simplement opportuns, l’avenir nous le dira, toujours est-il que le premier ministre se retrouve avec une majorité relative étriquée au moment où il entend déployer ses mesures libérales. Lire le reste de cet article »

Sémantique

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Il y a quelques années, j’ai interpelé un militant socialiste local par un « Salut camarade social-démocrate !»; il a aussitôt réagi en rectifiant : « Socialiste, pas social-démocrate !».  En dirait-il encore autant aujourd’hui, je n’en sais rien, si toutefois il parvient à se repérer dans le brouillage général des concepts ? Lire le reste de cet article »

Standing ovation


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Qui l’eût cru, le premier ministre que l’on dit socialiste applaudi debout par la crème du Medef national et recevant l’accolade du patron des patrons, Pierre Gattaz ?  Ne jouons pas à la fausse surprise, on s’y attendait un peu et il faut bien admettre qu’il a promis tout ce qu’il fallait pour mériter cette reconnaissance émue du patronat français… Lire le reste de cet article »

L’effondrement

Manifestation contre la re?forme Woerth-Sarkozy des retraites

Les vacances sont bien terminées.  Demain s’ouvre l’université d’été du Medef à laquelle le premier ministre renommé à son poste ne manquera pas de se rendre, acte d’allégeance inauguré dès septembre 2012 par Jean-Marc Ayrault, ce qui était une première sous la Vème République, puis suivront les universités du PCF et du PS.  Cela se produit cette année dans une atmosphère de délitement général qui amène ce pauvre Robert Hue —qui doit encore, à l’occasion du remaniement, rêver d’un strapontin ministériel— à annoncer la mort des partis politiques, sûrement parce qu’après avoir essayé de liquider le PCF, il n’a pas réussi à faire émerger son MUP… Lire le reste de cet article »

La démocratie selon Mme K.

D’abord, désolé pour la médiocrité du document vidéo ci-dessus, composé de deux extraits1 des propos de Mme Kollmannsberger lors du conseil municipal de juin, mais il me paraît important qu’ils soient portés, en dépit de leur mauvaise qualité, à la connaissance des Plaisirois, car ils traduisent bien ce que j’avais, en son temps, qualifié de conception étroite de la démocratie.  Conception mesquine, visant à limiter le pluralisme démocratique d’information, allant jusqu’à l’illégalité, c’est pourquoi je tiens à ce que cet enregistrement soit rendu public —le prononcé exact faisant foi— puisqu’il faudra retourner auprès du juge des référés pour faire respecter la loi. Lire le reste de cet article »

Julie Gayet remplacée ?

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Amusons-nous un peu aujourd’hui : comment pourrions-nous prendre au sérieux nos saltimbanques locaux dans leurs exercices de communication politique ?

Amusons-nous déjà de voir notre Mme K se faire photographier (l’Essentiel, mai 2014) à côté d’un président dont elle dit pis que pendre à chaque occasion… Amusons-nous aussi, toujours dans le même article, de voir Mme LE maire —c’est elle qui tient au masculin que la grammaire moderne n’impose pas— poser à la féministe à l’occasion du 70ème anniversaire du droit de vote des femmes : on sait bien que tout cela, c’est de la communication, de l’autopromotion ; toute occasion est bonne à la démagogie politicienne pour se faire mousser, mais quand même, on est toujours surpris du culot éhonté de certains. Ou plutôt certaine, en l’occurrence. Lire le reste de cet article »

Histoire, géographie, mémoire et arrières pensées…

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J’emprunte (sans autorisation) cette infographie au site « les crises » d’Olivier Berruyer qu’il ne faut pas manquer de visiter régulièrement et qui, sans rien retirer à l’héroïsme des alliés qui débarquèrent le 6 juin 1944 en Normandie rappelle que la Libération n’a été rendue possible que par le prix très élevé payé par l’URSS et que les enjeux décisifs de la guerre se sont joués sur le territoire de ce pays. Lire le reste de cet article »

Tsunami ?

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L’intéressant registre lexical des catastrophes naturelles a largement été mis à contribution par la presse, de séisme en tsunami et de raz-de-marée en éruption, pour illustrer la sensible percée électorale du FN aux élections européennes. Sensible, certes, mais qu’il faut ramener à ses justes proportions : un quart des votants, soit à peine plus de 10 % des inscrits et 9 % des personnes en âge de voter. C’est beaucoup, c’est trop, mais on ne peut pas parler d’adhésion massive.  Bien plus inquiétante est l’abstention, et si elle est telle, c’est faute d’une offre crédible d’alternative politique. Lire le reste de cet article »